Le Blaugue

Les archives du blaugue.

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Musique

Jaune

06 déc 2005

C’était bien, aujourd’hui. Y’a eu un peu de soleil, pis les deux plus jolies blondes de l’école m’ont fait des grands sourires, à quelques heures d’écart.

La dernier Junior Senior, appelé Hey Hey My My Yo Yo est assez sympathique, même si je ne le trouve pas aussi poussé, créatif ou impulsif que The Go! Team, auxquels on les compare souvent. M’enfin c’est hautement écoutable. Dans le même registre, mais dans un style plus hippiesque post-doorsien, j’ai découvert Golden Scarab, l’album solo de Ray Manzarek, le guitariste génial des Doors. Et évidemment, c’est tout à fait génial.

Festival des Inrocks à Bordeaux : Arctic Monkeys, The Go! Team, Devendra Banhart.

09 nov 2005

Comme il est un peu tard, je reporte la rédaction de ce post à plus tard encore, mais après avoir dûment dormi.

En un mot, c’était très bien.

En deux mots, c’était vraiment super classe.

On est arrivés pendant le premier set, à savoir VHS or Beta. Avec un nom comme ça, ce ne peuvent être que des petits jeunes qui replongent dans une atmosphère musicale années 80. Donc le chanteur a la voix de Robert Smith, ils sont tous habillés en fluo et la musique est un peu sans intérêt. Enfin, bon, c’est pas non plus le truc que j’attendais.

Les Arctic Monkeys sont arrivés ensuite. Comme c’est du rock-pop anglais, il y a eu tous les moins de 18 ans de la salle qui ont pogoté, slamé et tout. Quand l’un d’entre eux s’est propulsé sur la scène et a renversé le pied du micro sur le chanteur, ça n’a pas été top. C’est un peu comme si pendant que tu écoutes l’album y’a une voix de gros lourd qui raconte comment il aime le groupe, et que t’entends plus rien de la musique. Enfin bref. Ce qui est marrant chez les Arctic Monkeys (les singes de l’arctique, oui monsieur) c’est qu’ils sont très jeunes … et que le manager-roadie-gros bras, ça avait l’air d’être le papa du batteur, et il faisait le con en coulisses. De la bonne musique.

Bon, après y’a eu The Go! Team. J’étais dans tous les sens pendant ce set-là. Parce que bon, déja que c’est pas n’importe quoi sur leur album, en plus sur scène, c’est vraiment pas n’importe quoi. Déja, ils sont six, trois fillles, trois garçons et deux batteries, trois harmonicas, trois guitares, une basse, un banjo, un harmonéon et un xylophone. La batteuse, c’était une petite asiatique en haut rouge, avec des longs cheveux dans les yeux, et quand elle joue, c’est une furieuse. On m’a dit de The Go! Team que c’était de la musique de cheerleader. Vrai, on peut vérifier ça vu que la chanteuse, une jolie noire bien roulée, avait une jupette jaune, un tank-top, des chaussettes montantes et dansait dans tous les sens lorsqu’elle ne chantait ni ne scandait ses paroles. Pis la guitariste. Encore un exemple avec la batteuse qui venait corroborer avec ma théorie selon laquelle les asiatiques (filles ou garçons) sont Universellement Trop Forts. Elle était dans un tel trip quand elle jouait de la guitare que ça la faisait rire toute seule les yeux fermés alors qu’elle plaquait ses riffs à l’aide d’une baguette… Les garçons aussi étaient bien frappés. Y’en avait un qui jouait de la guitare, de l’harmonica, de la batterie et du clavier, mais pas en même temps. Et quoi qu’il jouait, il bougeait partout, perdu dans sa musique… Pis aussi un guitariste/banjoman/bassiste et un bassiste/guitariste, si je ne me trompe pas. Mais ils avaient des dégaines beaucoup trop « normales » par rapport aux autres. Too bad. La musique, quand on l’écoute sur leur CD, c’est un joli méli-mélo d’inspirations qui vient de partout. Rock, hip-hop pour ne citer que les plus flagrants, mais on peut trouver de tout. Et sur scène, y’a beaucoup plus de guitares et donc c’est un peu différent. Mais on comprend beaucoup mieux ce qu’on entendait auparavant. On comprend la dynamique du groupe, les instrumentations et tout ça… C’est pas simplement génial, c’est tout bonnement énormissime. L’impression que j’en avais en les voyant partir, c’était juste « ho putaingue, c’était plutôt sympathique… »

Pis pour finir, le plus important de tous, Devendra Banhard. Ou, le renouveau du folk-hippie avec des cheveux et des barbes. Bon, j’ai pas abordé ce set avec toute ma tranquilité d’esprit, parce qu’il a fallu que j’aille me dégourdir les jambes pour qu’un post-ado trendy-überfashion me pique ma place au presque-premier rang, un mec genre « regardez moi que je me dandine en rythme », encore plusse poseur que moi, avec des lunettes à montures épaisses, genre « j’ai appris à lire récement » ou plutôt « oui, tu vois, moi aussi je ressens des choses ». Un peu plus et il avait des cheveux aux mèches bien gominées qui partent dans tous les sens…
Enfin oué, faut dire qu’il m’avait piqué ma place, donc j’ai le droit de le traîter de casse-couille et de ne le juger que sur la base de l’image qu’il projetait de lui. Tout ça pour dire, Devendra Banhart est le messie revenu sur terre, y’a pas à se dandiner sur sa musique, il faut juste se débarasser de toutes ses posssessions terrestres et aller vivre en ermite dans une communauté de San Francisco. Je ne sais pas s’il a inventé grand chose, mais ses compositions s’approprient un gros tas d’influences et le résultat est vraiment pas mauvais. Il apporte une image d’ »authentique », de vieux meuble patiné mais plein de découvertes heureuses surprises. Comme ça, à un moment il a fait monter un membre du public sur scène pour qu’il chante une chanson (une excuse pour aller boire du vin dans les coulisses, je suppose). Bref, un grand moment tout calme, tout rock, tout folk et tout génial.

Une bonne soirée, quoi… en trois mots, je dirais qu’elle était über.

Demain, je vais au concert de Sébastien Schuller, le mec qui fait de la musique pour les filles et pour les garçons qui aiment les filles.

Constatatatatation musicale

Je suis en train d’écouter Le Trouvère, de Verdi.
Outre le fait que c’est un opéra magnifique, que l’interprétation (dirigée par Karajan, en 1956 à la Scala) est très bonne (quelquechose me dit que Maria Callas n’y est pas pour rien), il y a une dimension qui échappe à beaucoup d’auditeurs mais qui, pour moi, est très chère. Je veux parler de la dimension humoristique, celle que les Marx Brothers ont apposée à cet opéra.
En effet, dans A Night At The Opera (1935), c’est une représentation du Trouvère qui se fait sauvagement charcuter par les frêres. L’air d’Azucena, par exemple, où une vieille bohémienne fait une sombre prédiction devant le feu de camp. Et Harpo de faire des grimaces tandis que Groucho s’exclame « Boogie, boogie, boogie. How would you like to feel the way she looks? « . Ou bien lors de l’ouverture, Chico qui a inséré la partition d’un air différent dans les partitions de l’orchestre, et la confusion qui s’ensuit. Groucho qui en profite vendre des cacahuettes et pour escalader les loges…
Un air de ce même opéra est cité dans un autre de leurs films, il me semble que c’est Cocoanuts, dans lequel Harpo et Chico jouent en rythme avec un klaxon et une caisse enregistreuse, et ils sifflent le Choeur des Enclumes, choeur des bohémiens hyper-célèbre.

A cet opéra il ne faut, disait Enrico Caruso, que les quatre meilleurs chanteurs du monde. Il n’avait pas pensé qu’en prenant trois frêres complètement frappadingues, ça pouvait aussi fonctionner.

Elysian Fields

29 oct 2005

Ce soir contre toute attente, j’étais au concert d’Elysian Fields à la Rock-School Barbey. Contrairement aux autres concerts auxquels j’ai assisté dans cet endroit, les artistes ne se produisaient pas dans la grande salle mais dans le hall attenant (d’où l’inscription « Formule Club » sur le programme). Une atmosphère sombre, cozy, même pas enfumée, c’était assez l’idéal.

Le premier set était occupé par une chanteuse au piano américaine je suppose, accompagnée d’un guitariste sans doutes français. Elle s’appellait Deborah, je crois, et avec un peu de chance elle s’appelle toujours comme ça. Une voix qui donnait l’impression d’être un peu fatiguée, des chansons originales (pas de reprises) parfois allant dans le folk ou les paroles en français (avec quelques erreurs de liaisons mal-t-a propos); le premier set était sympa pour se mettre en jambes.

Après, il a fallu attendre. Même que la musique, audible au début est vite devenue insupportable (le CD en boucle d’une sous-Björk accompagnée seulement d’une contrebasse, et qui massacrait des reprises de Elanor Rigby, Roxane, Imagine, I Will Survive, Blackbird …). Au bout d’un moment, on a attendu et ça paraissait long. Et puis il a bien fallu que Elysian Fields arrive sur scène, et sont le batteur et le claviériste suivis de Oren Bloedow le multiinstrumentiste-compositeur, puis de Jennifer Charles, la chanteuse.

Leur son sur scène ressemblait beaucoup au son sur leurs albums, quoique plus électrique, quand même, peut-être, un peu. J’aime beaucoup la voix de Jennifer Charles : sensuelle et chaude, elle convient très bien à ces mélodies voluptueuses en mode mineur, ces chansons aux paroles poétiques pleines d’énigmes. Chanter la rend incroyablement belle, son visage très pale encadré de cheveux sombres reflète la moindre nuance de ce qu’elle chante. L’air, les paroles, la moindre intonation apparait dans son visage et dans ses gestes, ses mains gracieuses sculptant le vide pour modeler la mélodie au gré de ce qu’elle chante. A son coté, Oren avec sa gueule mystérieuse de mauvais garçon et sa guitare, semblait discuter avec elle en n’utilisant que ses mains et son instrument. L’échange entre eux était non seulement musical, mais il y avait beaucoup plus qui passait. Le batteur, dans le fond de la scène, était complètement perdu dans son univers, remuant et grimaçant son rythme pour le faire jaillir des peaux et le clavieriste se débrouillait avec son wurlitzer qui ne marchait que quand ça voulait.

J’ai été charmé. Mais ça n’aurait rien perdu à être un peu plus long, leur set (même s’ils ont fait deux rappels, tout ça pour que Jennifer Charles nous dise qu’elle aime Bordeaux, qu’elle nous aime tous, et qu’elle a une confession à nous faire : elle aime le vin. Et quand elle reviendra bientôt, elle espère rencontrer des gentils vignerons (mais pour quoi faire, elle n’a point dit.))

Constatation sentimentale

21 oct 2005

Le rythme de yo-yo s’accélère.

J’ai ce matin rencontré mon prof de contrebasse. Celui que j’ai eu pendant quatre ans, puis que j’ai arrêté de voir lorsque je ne suis plus allé au conservatoire, je devais être en terminale. Ou en première. On n’a pas échangé beaucoup de mots, il voulait savoir ce que je devenais, mais je soupçonne que ce n’était que pour la forme. Je ne sais même pas s’il s’est rappelé de mon nom. Moi je me rappelle du sien.

Tout ça, et j’ai loupé la seule chose que je voulais faire d’aujourd’hui en me levant ce matin. A cause que parfois, les choix qui paraissent les plus sympas sont ceux qui mettent les bâtons dans les trous. Mais ça, c’est parler en énigmes, ne faire qu’aborder les demi-mots et même pas penser aux non-dits. J’aime bien, même si demain je n’y comprendrai plus rien. C’est aussi le charme, je trouve… Faut dire que j’ai eu une ou deux expériences désagréables en mentionnant trop directement des évenements ou des personnes, et je ne tiens pas à me retrouver dans ce genre de situation. Vrai, c’est parfois bien de se défouler, mais il faut assumer. Les paroles s’envolent, les écrits restent, et les blogs sont dans le cache de Google.

La semaine prochaine — j’y pense mais ça n’a aucun rapport –, Elysian Fields passe à Bordeaux. C’est Alex, un ami de Juliette, qui m’a fait découvrir ça. Tiens, il m’a dit un jour en me donnant Dreams That Breathe Your Name. Depuis, c’est un des CD les plus écoutés sur mon baladeur. (C’est aussi un des seuls CD que je possède, avec l’EP de Girls in Hawaii et un Martin Circus gravé par mon cousin). Enfin bref, c’est le CD que je prends quand je vais buller au Parc Bordelais au lieu d’aller en cours (c’est pas souvent mais c’est arrivé), et que finalement, depuis que je ne sèche plus et que je suis devenu sérieux, je n’écoute pas tant que ça. Alors je l’ai rippé et je l’écoute actuellement maintenant. Enfin bref, je voulais dire qu’ils passent la semaine prochaine à Bordeaux, et je vais y aller parce que je sais pas si vous avez suivi, mais c’est un groupe que j’aime beaucoup, et ça fait presque deux ans que ça dure, et que cet album est comme une après-midi de bulle au parc mais sans le rhume des foins. Du bonheur.

Là, je viens de cocher la catégorie Musique, parce que je viens de parler de musique. En relisant le paragraphe précédent, je me suis rendu compte que « le rhume des fois. » et « Du bonheur », ça fait « le rhume des fois du bonheur » et c’est peut-être un peu plus supportable que la maladie mélodie éponyme.

Aujourd’hui, il y a eu une conversation qui a tourné intéressante, je me suis rendu compte que le monde était pas si grand que ça. (là je viens de tuer un moustique) Puis je suis allé sur internet, j’ai recherché un peu, et j’ai vu que le monde était vraiment pas grand. Puis je me suis souvenu de ce jour au collège, de cette conversation précise, entendue sans le vouloir. Le monde est petit, mais s’en rendre compte rouvre parfois des chagrins et des chocs oubliés.

« her site looks cozy, just like yours »
« thanks, I helped her to design it »
ça, c’était cet après midi, alors que je bossais sur le montage du projet court. ça n’avait aucun rapport mais ça m’a fait plaisir nonetheless.

Bon, je sais pas si j’ai encore des trucs à raconter, sauf que importer des favoris de Firefox dans del.icio.us par un script Python qui a parfois des problèmes, c’est chiant. Surtout quand le fichier fait 2 Mo et qu’il y a des milliers de favoris. Au moins, l’import dans Blogmarks avait été moins douloureuse pour moi (je sais pas exactement si c’était aussi cool côté serveur, mais c’est pas non plus mon problème ;-) ).

Bon, le CD est terminé, je vais aller me couchir. Et demain je me remets au montage / animation / compositing / prise de tête qui va faire que je vais avoir un film avec un cactus qui tue des gens à la fin. Non, en fait il les tue au début mais c’est élipsé. C’est à la fin, que je vais avoir un film, et ça va faire rigauler.

Pour conclure, je vais citer ce que l’on dit parfois dans des occasions similaires (je rapporte ça à une autre occasion sans rapport avec la précédence que vous venez de lire, mais qui a quand même à voir avec le titre du post):

“Why do I fall in love with every girl who shows me the littlest bit of attention…?” – Eternal Sunshine of the Spotless Mind

En automne more than ever.

Fragment personnel.

24 sept 2005

Alors tu as compris que lorsque je dis non, parfois ça veut dire oui avec abondance… En fait, ça ne me déçoit pas, au contraire de ce que je pouvais penser.

Bah, l’esprit humain est une merveille retorse et tordue comme une serpillère que l’on essore. Et ça mêne à quoi? à se dire que si on pouvait se faire tatouer une chanson sur le corps, je me ferais tatouer Sans Faire Exprès de Romain Humeau, juste tellement voilà.

Sans faire exprès

22 sept 2005

Il y a des chanson qui nous marquent parce qu’elles nous parlent. Parce qu’elles racontent des histoires, parce qu’elles énoncent des idées, parce qu’elles vibrent de la même façon que nous ou qu’elles tombent dans les bonnes oreilles au bon moment. Je ne parle pas de ces chansons auxquelles les évenements attachent une affection particulière, le genre de premier slow ou la musique de fin de Casablanca. Je parle de cette chanson qui à la première écoute vous saisit par ses paroles, vous fait comprendre des choses, vous accompagne … La chanson qui tombe dans les bonnes oreilles au bon moment, quoi…

Si on m’avait parlé de ça il y a quelques temps, genre il y a encore un ou deux jours, je n’aurais pas prêté grande attention. Oué oué, des gens s’attachent à une chanson, ça m’arrive tous les jours plusieurs fois, blabla.

Cet après-midi, pourtant, je me suis lancé à la découverte d’un album que ma soeurette m’avait conseillé. Il s’agit de L’Eternité de l’Instant, de Romain Humeau, autrefois chanteur du groupe Eiffel. Faut dire que ma soeurette, elle a des antécédents en la matière. Il y a deux ans et demi environ, elle m’avait déja conseillé la chanson Tu Vois Loin, de ce même groupe Eiffel, et ça tombait bien au bon moment.

A l’écoute de cet album (très bon, je dois dire), j’ai été frappé par une chanson. De plein fouet. Cette chanson, c’est « Sans Faire Exprès« , j’ai été scotché parce que c’est exactement ça. Exactement.

J’aurais traversé
La ville de long en large
Juste pour t’y croiser
Comme sans faire exprès

Parce que voilà. En vrai, ça arrive. Envie de se promener, juste pour tenter le sort, imaginer que par hasard tu t’y trouveras, que je t’y croiserai. Et le reste viendrait. Mais c’est complêtement idiot, vu que tu ne seras jamais là où je vais être, à moins d’une chance monstre. Comme si j’étais juste en bas de chez toi quand tu sors faire tes courses. Mais en même temps ça a même pas l’air louche. « Qu’est-ce que je fais ici? Ah oué, euh, bah je suis super loing de chez moi mais en même temps je par hasard de la rue à coté, t’vois? « . Non mais ho, do I look like a stalker?

Peu de chansons ont des textes que j’ai trouvés à ce point là seyants. A part peut-être Hocus Pocus, de Focus (mais c’est parce que c’est du yodel complêtement halluciné). Vrai, c’est une petite révélation dans un tas de petites révélations. Je pense à plein, maintenant. C’est mieux que de réfléchir à vide, c’est mieux que de ne pas réfléchir du tout. Et ça met en valeur la mécanique grise et visqueuse que j’entrepose entre mes oreilles. C’est entre autres à cet endroit que j’élabore ces circonvolutions locutoire et plein d’autres choses plus ou moins composées de pixels.

Pour en revenir à cette chanson. C’est marrant, parce que j’ai tout de suite su qu’elle n’avait rien de commun avec toutes les autres écoutées jusqu’à présent. Tout n’était que mots articulés en rythme, des idées plus ou moins inspirées, mais rien qui ne me touche à ce point. Rien qui ne convienne plus à cette situation à peine exagérée…

En fait, j’aime bien Romain Humeau. Dans ses textes, c’est pas juste des choses qu’il dit, c’est aussi des atmosphères qu’il plante, rien qu’en utilisant un mot qui sonne bizarre et qui n’a pas de rapport avec le reste. On finit par ne plus se soucier de ce qu’il prononce, mais de ce qu’il veut dire. Enfin, aux idées qu’on veut bien comprendre et lui prêter…

Bah. J’ai trouvé une chanson dans laquelle je ce que je veux bien comprendre correspond à ce que je crois vivre, et j’en suis heureux. Comme quoi… :)