Ce soir, le 24 avril de l’an 2006, les Cowboys Fringants étaient en spectacle à Bordeaux. Et j’ai eu la set-list.
J’ai vraiment apprécié le concert. Les Cowboys sont très très bons sur scène. Bons musiciens, bons pour entretenir le public, et bons vivants aussi, ça on n’en doute pas.
J’ai envie de raconter comment ce show m’a fait remuer au dedans et au dehors, comment j’ai bu et j’ai sué, comment j’ai sauté et j’ai mis mes mains en l’air, comment j’ai reluqué la ptite brune du premier rang communié avec le public et pesté contre le gros con qui laissait le flash pour les photos partagé un moment d’émotion, porté par la musique de ces bardes venus de la lointaine contrée vers où jadis leurs ancêtres français se sont installés, laissant leurs cousins (nos ancêtres) au pays. Mais avant ça, il faut que je parle d’autres choses.
La première fois que j’ai entendu parler des Cowboys, c’était sur IRC, tard le soir, un chan francophone sur Harry Potter fréquenté par plein de québécois. Ce jour là j’ai appris qu’il y avait un groupe avec un nom rigolo. Quelques années plus tard, j’ai vu sur un blog québécois qu’on parlait des Cowboys. Je me suis débrouillé pour écouter, et j’ai aimé. Puis récement j’ai écouté leur dernier album, et ce qu’ils avaient fait avant, et j’ai super accroché. C’est comme un Renaud des années 70/80 pour les textes, Renaud des années 80/90 pour la musique et Renaud 90/2000 pour la consommation d’alcool. Et Renaud de l’album Cant’ El Nord pour l’incompréhensibilité du langage. Bon oké, je fais ma mauvaise foi de maudit français… mais quand même.
On m’avait dit avant le concert que j’y trouverais sûrement la québécoise, la grande … non je dis ça parce qu’à l’école on a deux québécoises qui viennent étudier à Bordeaux, c’est un échange avec leur université. L’une est grande avec un sourire, l’autre est moins grande et, hum, elle sourit moins (ou bien elle perd son sourire quand je suis dans les parages – ce que je comprendrais tout à fait). La fille au grand sourire, que je trouve après un coup d’oeil dans la salle, que on discute en attendant que la porte s’ouvre qu’on rentre et qu’on s’installe au deuxième rang, qu’on commence à s’impatienter parce que c’est un peu pas à l’heure. Et que finalement ils arrivent.
Quand ils ont fini de jouer, elle m’a dit qu’elle avait attendu longtemps avant de pouvoir les voir. Aller jusqu’à Bordeaux pour enfin avoir l’occasion, ça doit faire étrange. M’enfin être placée prês de la scène à presque toucher les musiciens, ça elle aurait pas pu dans les concerts à un concert de 25000 places.
J’ai récupéré la set-list, je me débrouille pour la scanner dès que possible [edit : ça, j'ai fait]. Et puis, pourquoi pas, la donner à la québécoise au grand sourire, mais ça, faut pas lui dire, c’est une surprise.
Ah, oh, et je parlerai aussi peut-être du concert, si j’ai le temps…
Lundi 24 avril y’a les Cowboys Fringants qui passent à Bordeaux. Et comme je suis super fan, j’y serai. Si vous y allez, préviendez-moi, pis faites moi coucou, hein, j’aurai mon chapeau melon. 0 Je reviens sous la pluie, mouillé et transi, mais je reviens avec de la musique plein la tête et des sourires plein les mirettes.
Parce que ce soir, en fait, je suis allé voir Mansfield Tya au Son’Art, et que ça valait terriblement le coup.
Je suis arrivé au moment de l’ouverture, mais ça, on s’en fout un peu. J’ai même tendu mon billet acheté à la Fnuck trois jours avant, mais ça on s’en doute. Ce qui peut intéresser, c’est que la salle était pas très grande (c’est le point commun entre la plupart des salles bordelaises) et le public un peu plus bruyant qu’à l’habitude. Je prends le temps de me poser, la salle se remplit. On est encore relativement calme, et pour peu qu’on trouve une bonne place, on peut encore s’imaginer qu’on va la garder pendant toute la soirée. Accoté à un pilier par exemple, c’est toujours une valeur sûre. J’étais donc accoté à un pilier, quand quelqu’un m’adresse la parole et commente la rareté de mon chapeau. Je réponds en complimentant le chapeau du personnage qui vient de me parler, c’est un garçon un peu plus agé que moi, qui, le fil de la discussion aidant à faire passer des informations, se révèle étudier le stylisme. Puis tout se prépare, la première partie commence.
La première partie était assurée par Julien Pras, le leader de Calc, la fierté bordelaise musicale du coin. Enfin, je sais pas si Julien Pras est le leader, mais c’est lui qu’on voit le mieux sur toutes les photos du groupe. Et là, il était tout seul sur la scène, avec sa guitare et ses chansons. Il chante en anglais, la langue du rock et du folk, et sa voix un peu triste et ses chansons si personelles ont vite charmé le public. Puis après cinq ou six chansons assez courtes, il s’en va. J’ai trouvé décevant la manière dont il terminait ses chansons. Très abruptement. La voix n’a pas le temps de faiblir, l’accord de mourir que c’est le silence. Ses débuts étaient bien, mais ses fins exécrables. Dommage qu’on ne termine pas par le début, ça laisserait un meilleur goût lorsque la chanson termine.
Laissez-moi juste le temps entre les sets pour écrire ce qui s’était passé durant la première chanson du premier set. Accoté que j’étais à mon pilier, un peu dans le passage mais assez alerte pour reculer un peu en cas de gens, je sens arriver derrière moi un gens. Enfin, une. Me disant qu’elle veut se rapprocher de la scène, de ses amis ou des gens trendy-hype-fashion qui suivaient le concert depuis, hum, l’espace à coté de la scène (voyez, c’est pas devant, c’est dans l’espèce de couloir qui mène au backstage, c’est vous dire s’ils étaient bien placés, hein, sauf que y’a des gens comme moi qui viennent pour la musique et qui préfèrent voir un concert de face, là où on entend peut-être mieux et que les musiciens ils vous regardent, mais bon là je parle pour moi, hein, que tous ces gens qui regardaient depuis le coté ne prennent pas compte de cette parenthèse), je me décale, et elle, se glisse et s’adosse à mon pilier. Comme je suis un gentleman par la force des choses (rapport à mon gabarit, voyez, quand on est poids-plume être gentlemanesque n’est pas qu’une option), je me dis que hein, finalement j’ai pas besoin de ce pilier pour m’accoter.
Le concert n’a pas repris tout de suite, ce qui m’a laissé le temps de parler un peu avec le garçon, et de lier discussion avec la demoiselle, celle qui s’était adossée là où j’étais accoté. Les choses allant tant et si bien que je lui offrais une bière, profitant de cette occasion pour avoir une excuse de m’en couler une dans le gosier. J’échangeai de place par la suite, très peu, mais j’avançai au troisième rang en restant à portée de conversation avec ces deux personnes avec qui le hasard avait fait en sorte que je discute. A savoir le garçon qui avait un chapeau, et la fille qui était adossée au pilier, et qui, la lumière révêlant les secrets de l’obscurité, avait un très joli sourire.
Puis vint le second set, le principal, que dis-je, les principales : Mansfield Tya. C’est deux filles de la région de Nantes, qui en plus de jouer de la musique savent charmer leur auditoire. Leur musique est charmesque, un sensible mélange d’instruments, un par fille mais variant souvent, allant du violon au piano à la basse à l’orgue-à-soufflet à la guitare à la batterie ou à l’archet sur la basse, avec une voix posée, légère, et possédant, lorsque les paroles sont en anglais, un charmant accent français. Et puis ces deux filles, lorsqu’elles font de la musique ensemble, ont une complicité palpabe… Ce sont ces regards, de l’une à l’autre, de l’autre à l’une, c’est la musique qui se marie avec ces regards, et c’est le public aussi, qui participe de cette union par sa présence silencieuse. Et quand la tension de la musique retombe, quand les regards et les instruments se taisent, le public y va de toute sa force, de sa complicité. J’ai trouvé l’ambiance très bonne, plus complice que d’habitude, c’était un véritable plaisir. Et puis après quelques mots, la musique reprend, mais cette fois elles ont changé de place, du violon elle est passée au piano, de la guitare elle est passée à l’accordéon. Et de nouveau le son est tissé entre les deux instruments, puis la voix vient de nouveau, simple et vivante et sensible et l’auditoire est de nouveau charmé. Et toujours l’expérimentation, par un instrument qui sonne différement, ou un archet utilisé sur la basse, ou bien des double-cordes en harmoniques, avec l’archet qui se balade complètement bizarrement… Mais toutes ces choses restent au service de la musique, ça n’en donne que plus de force aux chansons.
Puis au bout d’un peu de temps, hein, elles ont tout dit, tout chanté et tout joué, et le temps d’un rappel, s’aiment, nous aiment, et goodbye.
Les mots malheureusement ne rendent pas justice à la virtuosité de Carla ni à l’émotion de Julia, mais il faudra vous en contenter, pour ma part je ne puis faire plus. Sauf bien sûr vous conseiller de regarder quand Mansfield Tya passe près de chez vous, et de vous y précipiter. Elles font aussi des festivals au printemps et ouvrent pour Dominique A. à Paris et Dijon. Et leur CD est trèèès bien.
Pour ma part, une fois le concert fini j’ai encore papoté un peu avec Miles et Luce, puis nous partîmes chacun de notre coté, ayant la sensation d’avoir vécu un bien joli concert.
Demain je remets ça, avec Tokyo Sex Destruction. Mais bon, c’est moins charmesque, c’est plus remuant.
TOKYO SEX DESTRUCTION – gagnez des places pour leur concert de vendredi soir. con comme je suis j’ai déjà ma place. 0
LORDI – The Official Site – Lordi, le groupe qui représentera la Finlande à l’Eurovision 2006. Ils précisent eux-mêmes « STRONG MONSTER VIOLENCE & GORE », donc faisez gaffe. 6
NBC.com > Video > Web Favorites > Saturday Night Live: Natalie Raps – dingue… Natalie Portman est incroyable même quand elle gangsta-rappe.
1 J’ai eu une révélation il y a quelques minutes quand j’ai écouté Rapper’s Delight, de Sugar Hill Gang.
C’est le premier single de Hip Hop, en 1979. Du vrai Old School, quoi. C’est l’origine de l’expansion du Hip Hop, la déclaration d’indépendance par rapport aux autres styles musicaux. Le Funk a eu George Clinton, la Soul a eu James Brown, le Hip Hop a eu Sugar Hill Gang. Et finalement le genre a peu évolué depuis.
Enfin, si on met à part tous les gens qui ont révolutionné le genre, hein…
Allons, les amis mélophiles, avez-vous entendu parler, ou même entendu entendre une pièce musicale que je recherche ?
Pour vous, je vais la décrire, quoique des mots sont bien faibles pour parler d’un souvenir, et à plus forte raison pour parler de musique. Zappa-le-Grand comparait bien le fait d’écrire à propos de la musique à celui de danser à propos d’architecture. Si la description de mon souvenir musical est fragmentaire et incomplète, c’est parce qu’elle est calquée sur mon souvenir, qui lui est bien vieux. Et puis bon, ma mémoire n’est pas excellente, je ne me souviens jamais des têtes mais j’oublie toujours les noms.
La pièce musicale que je recherche est de production moderne, contemporaine, elle ne doit pas dater de plus d’une dizaine d’années. C’est un mix assez hétéroclite, basé sur le contraste entre un discours sur la colonisation, prononcé me semble-t-il par de Gaulle, et d’un autre coté des rytmes africains et des sons electro & hip-hop. Voilà en gros tout ce dont je me souviens. J’avais vraiment accroché à ce mix, mais ne peux me souvenir où j’ai pu l’entendre ni comment j’ai pu y accéder. Enfin, je suis sûr que c’était sur l’ordinateur, sur Internet.
Mais où?
Amis mélophiles, si par hasard vous pouviez me retrouver un mp3 de la composition en question, je vous serais éternellement reconaissant.