L’autre jour j’ai annoncé que je testais IndieKarma sur le blaugue. Mes lecteurs RSS n’ont pas du voir de différences, certains lecteurs se sont exprimés, majoritairement contre. Il y a un mois j’ai arrêté le service, j’ai terminé mon test.
merriadoc par exemple m’a dit en commentaire que ni son blog ni les blogs qu’il lit ne sont maintenus pour l’argent. C’est vrai, mon blog n’est pas fait pour le fric, sinon je serais en dépot de bilan. Domaine + Hébergement = je roule à perte. Mais je ne blogue pas pour de l’argent, je blogue pour le plaisir, et la compulsion aussi un peu. Les gens que j’aime lire n’écrivent pas pour l’argent non plus. Par contre j’aime bien payer un verre aux gens que j’aime bien. Et j’ai même vu la réciproque, des gens qui m’offrent un verre parce qu’ils aiment bien me lire. Avec IndieKarma, je peux offrir une fraction de café à des gens que je lis, et les lecteurs qui veulent peuvent m’en payer une. Le problème, c’est que le moyen d’offrir cette goutte de café est cyber, et majoritairement le cyber nous paraît gratuit. Donc dès lors qu’on propose quelquechose qui paraît un peu plus payant que le reste, ça passe mal. Si tu veux faire quelquechose sur internet, fais croire que c’est gratuit.
Alors dès qu’un pimpoye comme moi arrive en disant « si vous voulez, vous pouvez m’offrir un verre par internet », quelqu’un va penser « en voilà un qui a les dents longues, capitaliste, traitre à la cause, etc… », et c’est dommage. Enfin, dans ce cas là, je trouve que c’est dommage. C’est un système qui a un encombrement minimal (combien de temps avez-vous passé sur cette page? oké, maintenant, retirez 10 secondes d’affichage du bandeau, et demandez-vous si vous estimez que votre temps aurait été volé si le bandeau s’était affiché), qui ne ferme pas la porte à ceux qui préfèrent ne pas payer et qui n’avantage pas vraiment ceux qui choisissent de payer. C’est moins mauvais à mon avis qu’un ciblage/traquage publicitaire contextuel, une trouée dans mon texte pour une image ou des mots clés qui vont t’induire en erreur…
Je crois qu’un système de ce type pourrait faire du bien à quelques microcosmes du web. Un microcosme où les visiteurs d’un site en visitent beaucoup d’autres du même genre. Où il exiterait déjà quelques initiatives de micropaiements, où les lecteurs pourraient profiter du site sans être obligé de payer, mais où certains choisiraient de le faire. Un microcosme dans lequel les sites proposent des mises à jour fréquentes, mais ne pouvant pas utiliser la pub contextuelle (à cause d’un contenu graphique sans contexte textuel), ni les régies de publicité (trop faible audience). Là, je suis en train de décrire un microcosme que je connais un peu : les webcomics.
Les webcomics sont des bandes dessinées online, majoritairement en anglais. Contenu graphique et mises à jour fréquentes (de une maj par jour à une maj par semaine). Les plus gros sites ont des centaines de milliers de visiteurs par jours, mais la moyenne pour un webcomic de « bonne qualité » tournerait autour de quelques milliers (j’ai pas de stats exactes, hein), et la plupart des lecteurs ne lisent pas qu’un seul webcomic. Plein de trucs adaptés pour un tel système, pas vrai? D’ailleurs, Fleen, un blog critique de WebComics a publié trois posts sur le sujet. Il faut dire que la rémunération des auteurs de webcomics est un sujet extremement controversé, avec Penny Arcade à un bout du spectre et Scott McCloud de l’autre … et la bataille fait rage depuis quelques années déjà. Fleen : You Have No Idea How I Am Hesitant To Bring This Up, Interview With The Micropayer et The Final Analysis pour vous faire un petit avis de la situation.
Et l’équivalent francophone de ce microcosme, la « bd-blogosphère » serait de même très adapté. Imaginez, quelques « stars » qui portent le bandeau indiekarma (completement customisé bien sûr), ça ferait s’inscrire plein de lecteurs et plein de blogueurs bd « moins stars », et le système pourrait se soutenir, étant donné que les lecteurs lisent souvent plus d’un bd-blog, que les bd-blogueurs ont plein d’amis bd-blogueurs, bref, au bout d’un certain temps même les auteurs de bd-blogs moins visités pourraient s’acheter un crayon de temps en temps…
Enfin, ce n’était qu’une idée comme ça, et j’ai ce post en brouillon depuis un mois.
Combien j’ai gagné en deux semaines? $0.17. Et je dois une bière aux quelques qui ont participé.
Ce qui est bien pendant les vacances, c’est qu’on peut voir du monde, mais surtout on a plein de temps pour lire des bd en ligne. C’est comme ça que j’ai pu lire Platinum Grit.
Platinum Grit est un comic australien, dans la lignée directe de Tank Girl. Il est composé de 15 épisodes pour l’instant, le 16eme est en cours de préparation. Les 11 premiers épisodes Platinium Grit ont été publiés en fanzine entre 1994 et 2000. En 2004 ou 2005, Platinium Grit est arrivé sur le web, avec la réédition des onze premiers épisodes en deux volumes, et la publication online de quatre nouveaux épisodes suivie de leur publication papier. Les quinze épisodes sont donc disponibles en bouquins et online sous forme de diaporamas shockwave.
Ce comic est d’abord pensé pour le papier, et ça se voit au nombre, à la forme ou au rythme des cases (les planches sont découpées en cases ou en groupes de cases pour être compilées dans le diaporama). Les histoires sont servies par l’écriture excellente de Danny Murphy (qui est aussi acteur et chanteur australien), et le dessin absolument génial de Trudy Cooper (qui est aussi illustratrice).
Et ça raconte quoi? Bah c’est pas facile à décrire : on y voit un chateau en écosse écossais en Australie, protégé par un immortel, un jeune scientifique absolument innocent qui a un crush terrible sur sa collègue qui est terriblement bien roulée et qui aime frapper, une armoire qui parle avec un accent jamaïcain, des extraterrestres, enfin plein de choses. Les dialogues sont tordants, il faut parfois les relire encore et encore pour tout saisir, la narration est très bien gérée (mais le coupage du diaporama gâche certains effets), et le dessin est vraiment, vraiment génial. Les personnages sont bien expressifs quand il faut, les filles sexy le sont sans être vulgaires, il y a toujours du grandiose dans les décors et du rustique dans les véhicules, et une sacrée maitrise jusque dans les tous petits détails.
Le seul problème, c’est qu’il n’y en a pas assez. On aimerait encore une quinzaine d’épisodes, juste pour faire bonne mesure…
Platinum Grit c’est extremement très bon, mangez-en. Et en plus l’artiste elle a un livejournal: _gertrude_ (Et comme d’habitude, si vous voulez être gentils offrez-moi les bouquins.)
Sinfest: The Webcomic To End all Webcomics – Sinfest, le meilleur webcomic de l’univers (au moins), a été redesigné. Il était temps! Et le r »sultat est super top. Allez y voir! 0 Au cours de ces trois derniers jours, je viens de lire l’intégralité du webcomic Narbonic. Et je dois dire, ça m’a bien plu.
Narbonic est un webcomic qui publie tous les jours de la semaine, week-end compris (une rareté), écrit et dessiné par Shaenon Garrity. Sa publication a commencé le 31 juillet 2000 (assez tôt dans des standards de WebComics) et devrait terminer le 31 décembre 2006. Ce webcomic est publié sous la forme d’un strip par jour de la semaine (plus le samedi), et une page spéciale le dimanche. Parfois, la page spéciale est une BD, c’est parfois des one-shots de quelques pages, des concours, des fan-arts, et en couleurs.
Les strips des jours de la semaine (plus le samedi) se suivent, et racontent l’histoire de Dave, jeune diplomé, ingénieur informaticien, geek à tendance nerdeux, qui est embauché dans le labo de la scientifique folle Helen Narbon, qui est scientifique biochimiste, dingue à tendance chaotique cherchant à dominer le monde, et qui emploie comme stagiaire Mell, qui est elle aussi completement frappée, agitée de la gachette, à tendance gros calibres. Ils vont vivre six années parsemées de gerboises mutantes, de conspirations mondiales, de morts, de zombifications, de savants fous, d’armées de clones et de robots, de voyages dans le temps, d’une île paradisiaque, d’une ordinateure quantique, de cafés au mutagène, et puis peut-être, qui sait, d’amour…?
Les pages du dimanche ont un contenu varié, entre épisodes one-shots, fan fictions, fanarts, pages de bd racontant sa vie réelle (comment elle fut demandée en mariage dans le Cartoon Art Museum de San Francisco) ou personnages à découper, sans oublier des concours de photos ou des comptes-rendus de conventions de comics (et surtout ses dédicaces de gens que je considère comme des dieux, ce qui me rend particulièrement jaloux). Bref, plein de choses pour se libérer l’esprit de l’histoire passionnante de ses trois héros.
J’avais entendu parler de Narbonic très tôt dans mon incursion dans le monde des webcomics (qui doit remonter à début 2004). Mais à cette époque, ce comic était hébergé par Modern Tales, un portail payant de webcomics « d’auteur » : pour un abonnement de $20 par an on a accès aux archives de tous les webcomics hébergés dessus (seul le strip du jour est gratuit). N’étant pas inscrit, je n’avais pas pu lire les archives et donc ne trouvais aucun intéret aux strips quotidiens. Aussi je me suis souvent demandé pourquoi on parlait autant de Shaenon Garrity et de Narbonic. Aussi je trouvai (et continue à trouver) son style graphique assez peu intéressant, mais je développe ça dans le paragraphe suivant. Fin 2005, Shaenon Garrity a décidé d’achever Narbonic en 2006. Six ans, c’était assez pour ce strip qui de toute façon allait vers sa conclusion, et elle veut s’orienter vers d’autres projets : les strips Smithson (dessiné par Robert Stevenson, Brian Moore, et Roger Langridge) Trunktown (dessiné par Tom Hart) ou Li’l Mell (dessiné par Neil Babra et d’autres) par exemple. Depuis début juillet, sachant qu’elle allait arrêter bientôt, elle a décidé de rendre toute l’archive de Narbonic gratuite, et elle est passée chez Webcomics Nation (hébergeur payant de webcomics, parent de Modern Tales). Et sachant ça, j’ai résolu de lire toute l’archive depuis 2000.
J’ai dit plus haut que je ne trouvais pas le dessin de Shaenon Garrity très intéressant. Ce n’est pas qu’elle ne sait pas dessiner, mais il n’y a pas à mon avis la maturité du dessin qui ferait la cohérence du tout : autant les personnages sont bien typés et amusants, autant les décors ne sont pas autant maitrisés. Et à mon avis son trait n’est pas vraiment expressif : il perd beaucoup de spontanéité par rapport aux brouillons (on peut en voir dans des pages du dimanche), et c’est vraiment dommage. Mais là je fais la fine bouche ; si je devais publier un webcomic à son rythme, il ne serait sûrement pas aussi bien graphiquement. De plus, au bout de trois ou quatre ans, son style est vraiment meilleur qu’aux début, et maintenant il est beaucoup plus mûr et maitrisé. Et ça c’est bien, un dessinateur qui fait évoluer son dessin. Toujours est-il que c’est une remarque que je me suis faite, et je suis sûr que d’autres pourraient partager mon avis. Mais pour ceux qui auraient cet avis, faites comme moi : ne faites pas plus attention que ça au dessin, savourez la narration.
Parce que la narration est vraiment pas mal gérée, c’est ça qui fait toute la qualité du comic. Shaenon Garrity utilise bien les qualités du format strip (quatre cases, une chute à la fin) pour raconter une histoire qui se suit sur beaucoup, beaucoup d’épisodes. Plus on avance dans l’intrigue, plus l’histoire se densifie, et plus on se rapproche de la fin, plus on se demande comment elle va pouvoir se sortir du pétrin. Et comme c’est pas fini, hein, bah on attend. Narbonic doit son intérêt au storytelling de l’auteure, et on voit bien que c’est ce qui l’intéresse le plus lorsqu’on voit qu’elle ne fait que les scénarios & dialogues sur les autres projets auxquels elle collabore.
Bref, maintenant qu’il est entièrement gratuit, c’est un webcomic à ne pas rater. Et en plus, les trois premières années de strips ont été publiées sur papier.
Moi, je pense que je vais m’offrir une souscription à Modern Tales, et je vous recommande d’en faire autant. Ou bien si vous préferez c’est vous qui me l’achetez.
(et puis je fais un clin d’oeil à Morgan, qui m’a laissé un commentaire sympa et dans le sujet sur mon post Comics that rocked my world pendant que je rédigeais ce post ci, alors qu’il ne le savait pas. Alors qu’il ne savait pas que je rédigeais ce post ci. Bref, ;) .)
If you don’t understand french, this article is about four comics I bought over the net. Those comics are based on currently running webcomics. These are Wigu – The Case of the Missile Crisis! by Jeffrey Rowland, True Loves by Jason Turner & Manien Botma, Empty Words – book one by Benjamin Rivers, The Unfeasible Adventures of Beaver & Steve Volume 1 : A Shoeful of Trouble by James Turner. As far as I know, Jason Turner isn’t related to James Turner, but they both do a damn fine job writing (web)comics. These four comics are great, and by great I mean awesome.
En français maintenant. Quand je parle de choses en anglais, je mets parfois un petit paragraphe introductif, hein, au cas où quelqu’un regarderait ses stats et voudrait savoir…
Donc comme je disais en anglais, j’ai récemment commandé quatre bandes dessinées sur internet. Ces bd sont tirées de quatre webcomics que j’aime beaucoup. En fait, trois sont des publications sur papier de planches et strips parus en ligne, un est une aventure destinée seulement à la publication papier. Ces quatres livres sont:
par Jeffrey Rowland
Jeffrey Rowland est très très fort. Il avait l’un des meilleurs webcomics, Wigu, mais il l’a arrêté pour son webcomic/blog Overcompensating. Maintenant, il écrit et dessine Wigu pour l’édition. C’est la première aventure de Wigu pour le papier, rien de ce livre n’avait été publié sur internet. L’histoire commence là où celle du webcomic Wigu se termine : la famille Tinkle doit fuir les autorités après une semaine très chargée (plus de 900 strips sur 3 ans de publication, pour raconter une semaine de la vie de Wigu Tinkle et sa famille).
Jeffrey Rowland a clamé avoir fait le premier American Manga, d’où le format réduit, et l’utilisation de trames et de cases ouvertes sur le bord de page. Autant il maitrise le format strip (quatre ou cinq cases à la suite en couleurs), autant on voit qu’il a plus de mal à s’adapter au format planche : ses trames fatiguent les yeux, les cases jusqu’au bord de la page font un peu systématiques, on pense à une erreur d’impression. Mis à part ces problèmes, la bd se tient très bien. L’histoire est peut-être un peu courte et le rythme un peu spécial, mais le dessin se tient et l’esprit du webcomic Wigu est toujours là. C’est le principal pour un fan comme moi…
Le prix normal est 5.5$, mais pour 8.5$ il y avait une dédicace dans le livre et des autocollants Topatoco.
8.5$ (7,25€ PayPal) – 36p noir/blanc
par Jason Turner & Manien Botma
Je ne conaissais pas Jason Turner, mais je suis tombé sur la preview de True Loves lorsqu’il a été annoncé à la prévente. Et j’ai su qu’il fallait que je l’aie.
Avec un dessin simple et dynamique, il nous raconter une romance pleine de sentiments « normaux », ça se passe à Vancouver. Cette histoire a été publiée sur internet à raison d’une planche par semaine, sur plus de deux ans. Et on sent une évolution dans la manière de raconter au fur et à mesure de l’histoire. La narration est sensible, le dessin s’y accorde très bien, on sent vraiment le plaisir de l’auteur à faire ça. Une très bonne bd que j’ai dévoré aussitôt qu’elle est arrivée (ce matin). Jason Turner a du talent, et je vais le suivre d’un peu plus près!
17$ (13,70€ PayPal) – 128p noir/blanc
par Benjamin Rivers
Empty Words est un webcomic que j’affectionne particulièrement, un peu parce qu’il est sérieux. L’histoire ne prête pas à faire sourire plus que de raison, le style graphique est simple, pas prétentieux et la narration se tient. Audrey travaille dans une maison de retraite, et rencontreun jour un jeune journaliste qui veut écrire un article sur ce sujet.
Au niveau graphique, la bd m’avait bien intéressé. L’auteur est un graphiste et ça se voit dans la composition des images, des planches, et dans l’utilisation des couleurs. La palette est très dépouillée, contrastée comme il faut, avec des effets intéressants. J’avais un peu peur que le graphisme pâtisse du passage de la couleur au noir et blanc, mais non, tout reste maitrisé, dans les contrastes forts et les environnements un peu pesants autour des personnages, comme pour faire echo à l’ambiance de l’histoire.
Benjamin Rivers est de plus vraiment sympa : il fait une dédicace personnalisée dans chaque volume qu’il vend. Sur la mienne on voit l’héroine de l’histoire et la Tour Eiffel, parce que je suis le premier français à avoir commandé sa bd. Et un autre bon point pour Ben, c’est que Empty Words est publié sous license Creative Commons.
13$ CDN / 10$ US (9,31€ PayPal) – 48p noir/blanc
par James Turner
James Turner est anglais, et c’est un pur génie comédique. Pour le prouver, il me suffit d’ouvrir sa bd Beaver & Steve. Et voilà, j’ai éclaté de rire tout fort. Alors que ce n’est pas la première fois que je lis ce bouquin…
Le dessin se tient super bien, l’humour est bizarre comme je l’aime : du nonsense, de l’imbécile, des références et tout ce genre de choses… que du très bon.
10.50£ (15,78€ PayPal) – 100p couleur
Le blog de lydia – ça c’est drole et marrant, un blog dessiné qui fait dans l’autobio, on pourrait rapprocher un peu de Bretecher (je dis ça parce que c’est une fille, et que automatiquement toutes les filles qui font de la bd font dans le Bretecher, hein, oué c’est ça aussi non mais ho et puis quoi encore) – et quand on fait Control-A, on se rend compte qu’elle écrit tout plein de mots clé sous ses planches, même que c’est très rigolo. Il y a d’un coté les mots clé légitimes, et puis les autres – mais ce qu’elle fait en bd me fait bien marrer, aussi. 5
probertson: Pirate Baby’s Cabana Battle Street Fight 2006 – ONLINE!!
0 Cha décrit bien l’état dans lequel m’a mis la récente altercation entre les fans de Tanxxx et ceux de Laurel. Sauf que là c’est Tanxxx qu’est hardie, elle a laissé les commentaires. Laurel aurait du les laisser, ça aurait été fun un peu plus…
Moi, ce que je pense de tout ça? Go go go, Tanxxx, mords-y l’oeil !
Apple – Trailers – Superman Returns – OMG!! 0 Il y a quelques temps, Michel Swing était ma bédé favorite sur l’interweb. Vraiment, le style graphique de Brüno et Pascal Jousselin m’avaient bien accroché, tout comme le concept -l’histoire est inventée au fur et à mesure, la réalisation des planches alterne entre Brüno et Pascal Jousselin, le nombre de cases par planches est tiré au sort (et il faut faire avec)- c’était une de mes lectures favorites entre le moment où j’ai découvert et la fin de la publication en janvier dernier.
Comme l’histoire est marrante et que le projet est réussi, ça s’est tiré en livre, c’est d’ailleurs sorti en librairies il y a trois jours (ed. Milan, collec. [Treize Etrange]) . C’est super cool pour les auteurs, vraiment le truc que je leur souhaite. Je vais même me l’acheter, ce bouquin. Il est même sur ma wish-list.
Mais le problème, un peu, c’est qu’auparavant il y avait toute la bd consultable sur le net. Et maintenant, ils ont juste laissé 27 pages. Et c’est ça qui est rudement dommage. Sous prétexte que l’oeuvre paraît en livre, elle disparait du net. On peut dire que 27 pages c’est pas rien hein, mais moi ça me fait chier de ne plus pouvoir lire la bd en ligne…
EDIT: l’auteur brüno est venu préciser que la disparition des archives était une volonté de leur éditeur, il ajoute « il fut meme question de couper court au site avant la fin des 100 episodes. »
Quand je vois The Secret Friend Society , c’est le site sur lequel le bouquin de Hope Larson, Salamander Dream a été publié. Et bien à la publication du livre, le site a conservé toutes les pages… Comme Derek Kirk Kim a laissé Same Difference en ligne … et pareil pour tous ces webcomics, dont les recueils ont été publiés, mais qui ont gardé leurs archives online… Ou Frantico, bordel! Toutes les archives sont consultables … et je ne pense pas que ça vienne faire de l’ombre au succès du bouquin en librairies!
Enfin, le fait que je sois fan des bd de Brüno ne vient pas entacher le fait que je pense qu’il que son éditeur n’a rien compris à la publication sur le net. Ou vice versa.
EDIT : maintenant que j’y pense, j’espère que Mandryka ne va pas supprimer du web la nouvelle aventure de Concombre Masqué, Le Bain de Minuit du Concombre Masqué qu’il a publiée en ligne depuis 2003, lorsque le bouquin sortira (cet automne) …