Le Blaugue

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Procrastination

The Go! Team, The Gossip, Jack Peñate, Yelle et Cajun Dance Party, au Festival des Inrocks Motorola samedi 10 novembre 2007 à la Cigale SFR

Comme ça fait un gros bout de temps que j’ai rien posté ici, je fais un post avec un gros gros titre. J’étais pas obligé de citer les sponsors, et puis bon, comme j’ai un mobile LG avec un forfait Bouygues, hein, Motorola et SFR c’est surtout pour le titre.

Donc j’ai vu plein de gens chanter et faire de la musique sur une scène samedi soir. J’ai aussi dansé et crié avec des tas de gens parce que j’étais près de la scène avec ma casquette de postier (sauf que jme suis pas fait interviouver), et puis comme la musique était bien forte le sol faisait à lui tout seul un cours magistral de mécanique ondulatoire.

La soirée a commencé relativement tôt, avec Cajun Dance Party. C’est des petits jeunes, anglais je présume, pas mauvais du tout. Puis y’a eu Yelle, celle qui chante avec sa voix sur de la techno pourrite, c’est pas que j’aime pas la techno c’est que en fait je crois que c’est sa voix qu’est pourrite. Mais bon, c’était pour se chauffer hein, et puis son collier en légo était rigolo. Pis y’a eu Jack Peñate, encore un anglais il me semble, qu’est pas mal du tout mais les rythmiques étaient trop compliquées pour bien pogoter dessus. Depuis quand est-ce que la rock-musique n’est plus une simple question de truc assez rapide pour sauter dessus mais pas trop rapide pour pas s’emmêler les pieds dans la bière? Hein?
Pis y’a eu The Go! Team. Les gensses qui lisent ici depuis longtemps savent que j’ai pour ce groupe une vénération que j’ai pas pour beaucoup d’autres groupes. Le public commençait à être bien chaud, MC Ninja a fait ses chorés de majorette, et tout ça. Le temps passe vite quand y’a de la bonne musique bien fort et que tu te démènes en rythme. Heureusement que quand ça a fini après y’a eu The Gossip. Je conaissais pas The Gossip. Maintenant je connais. Je connaissais pas Beth Ditto, la chanteuse. Maintenant je connais. Et franchement, je regrette juste de pas avoir été un peu plus au premier rang, parce que ladite chanteuse est vraiment sexuelle. Pour de vrai.

C’était bien.

Et puis un message personnel : j’ai dansé à côté de la plus jolie fille du monde au début du set de The Go! Team, et si jamais elle lit ça et qu’elle se reconnait, mon mail est dans le coin en haut. La vie est trop courte pour passer à côté de choses comme ça.

Où l’on parle de vingt-et-trois, de karma et de madeleines à l’oignon en écoutant du Burt Bacharach

J’ai vingt-et-trois ans pour la première fois de ma vie.

Et je ne sais pas pourquoi. Enfin, ça c’est pas la question qu’on peut se poser et à laquelle on répondra facilement. Non, par contre l’on peut profiter de ces dates dont la périodicité annuelle feint l’impression que l’on a de se retrouver après un cercle complet pour se retourner et voir ce qui a composé ledit cercle. Ou l’impression dudit cercle : vu qu’on ne tourne pas vraiment en rond, on avance. En tournant en rond. C’est pas très logique, mais dans ma tête ça prend l’air d’un tire-bouchon : si on tourne en rond, on se retrouve trop souvent à l’identique ; si l’on avance, on perd vite ses repères ; mais si l’on utilise deux dimensions pour tourner en rond et que l’on avance dans la troisième, on a une jolie ligne de vie à la fin de laquelle, si d’un grand coup sec on en tire la poignée, on pourra déboucher une bien belle bouteille. Et le karma dans tout ça? Là c’est un peu plus compliqué. Voyons, on a un tire bouchon. On peut dire que l’axe central de ce tire-bouchon c’est le Chi, le tube autour duquel s’enroule la vie, et dont le sens d’écoulement détermine la direction où l’on avance. Oué, le flot de la vie, une merde comme ça. Et ce tube donc, il est pas droit, il est courbé, mais sa courbe est longue, et elle n’a pas de fin, parce qu’en fait c’est un anneau, un tore. Et donc la naissance et la mort se retrouvent au même bout du tire-bouchon. Mais dans un sens différent. Et ce tore en question, son diamètre, c’est celui de la roue karmique de l’individu. Et donc le karma c’est comme un frein qui viendrait entrer en frottement avec l’instant présent de l’individu, et alors en fait si l’individu a un bon karma, ça lui fait des trucs bien, et si son karma est mauvais, il en chie. Résultat, il avait qu’à pas merder avec ça. Non mais paye ton con, hein, à aller jouer avec le frein de la destinée. A part ça, oui, y’a l’histoire du libre arbitre, et çapkihmkkcfx tsdfghjklrtyu io’(-è_çàcvbn,;&wxcvb,;: :!)pl,qqsdfghn,; 6543 je nettoyais mon clavier (parce que j’ai librement arbitré que celui-ci était sale). Nos actions sont gouvernées par 1/la pensée consciente 2/l’arrière-pensée subconsciente, qui sont toutes deux gouvernées par 1/l’acquis légalement 2/l’inné qui fait que l’on est tous différents (sauf en droits et en devoirs vis-à-vis de la Chose Publique, grosse machine visqueuse d’où rien ne sort), l’inné et l’acquis dépendent de l’environnement, de l’environnement, et de l’environnement. C’est pour celà que pour toute pensée originale, trois-cent milliards de pensées sans intérêt sont recyclées, au bas mot. Et je ne parle pas des pensées communes, des pensées superfules et de

« Ces pensées que j’ai cueuillies pour toi mon petit amour
Et que j’ai mises à sécher, entre deux pages de ce vieil annuaire
Que l’on lisait ensemble avant d’aller dormir
Et je te les ai envoyées
En recommandé
Mon petit amour*« 

, sur lesquelles on peut passer, parce qu’elles n’ont strictement aucun intérêt. Ce qui revient à dire que oui ou non, ou peut-être, on aurait le libre arbitre. S’il ne s’est pas fait acheter par le président du FC Lens (ok ok, elle est mauvaise mais je m’en fous, le mec dans le métro il avait qu’à pas lire l’Equipe à côté de moi, ce que j’ai commis c’était de la légitime défense et puis je t’avais demandé qu’on n’en parle plus merci). On a donc le Tire-Bouchons de la Vie, qui est enroulé sur le Tore-Chi du Life-Flow, et en fait le « présent » c’est le passage du Frein-Karma de la Roue-Destin. En passant, je vous ferais remarquer que je viens de trouver les titres de ma trilogie de SF-macrosociale-philosophico-vis-ta-vique qui sera ensuite faite film puis manga. Prends-toi ça dans les dents, Bernard Werber. Et toi aussi Spielberg (et puis allez toi aussi, Akira Toriyama!). Voilà, j’ai pris cinq minutes pour m’inventer une cosmogonie, ça répondra au « pourquoi » du début du paragraphe. Attends je relis. Ah bin non, ça ne répond pas au pourquoi, ça dit juste « attends c’est l’histoire d’un mec qui retrouve sa chaussure parce qu’en fait OH DES PAPILLONS!!!! ah oué la vie c’est profond tu vois ».

Tout ce bordel pour en revenir au début, où j’énonce que c’est une grande première pour moi, que j’ai vingt-et-trois ans. A vrai dire, ça fait quatre ans que j’avais pas eu pour age un nombre premier. Avant ça, ça faisait deux ans et j’avais pas encore de blog. Et puis encore avant, ça faisait quatre ans, puis je me perds un peu, ça faisait deux ans avant, puis encore quatre ans avant, puis deux ans, puis deux ans puis un an puis un an puis un an puis zéro an (puisque c’était le start/stop de ma cassette karmique (parce que oué, c’est aussi comme une cassette dolby au lieu d’un tortilloni qui se mord la queue)).

J’ai vingt-et-trois ans depuis ce matin, et j’écris sur mon blog pour le dire. En fait j’écris ça dans le temps, vu que j’écris dans le passé pour publier ça dans le futur, mais je parle au présent comme si j’étais déjà dans le futur alors que tout ce que j’écris est déjà pris par les courants corioléens* du passé. Je suis hier soir, mais je suis aussi demain matin quand j’ai vingt-et-trois ans, je ne les ai pas encore et pourtant je les aurai déjà quand vous lisiez ça. On peut pas faire mieux pour l’instant (dans le passé bien sûr) en matière de machine à voyager dans le temps. Ca me fait penser qu’il faudra que je fasse ma machine à voyager dans le temps perdu, mais je repousse toujours à plus tard. Pourtant, ça me serait utile, procrastinateur que je suis. (oké oké c’était facile, mais j’ai vraiment un projet de machine à temps perdu (autre que mon ordinateur), ça marche à la madeleine et aux jeunes filles en fleur (et pour aucunes des deux je parle de celles qui font pleurer)(je viens de penser, une madeleine aux peaux d’oignons, ça doit faire pleurer vachement plus, et ça doit être un peu dégueulasse à manger aussi)).

Quand j’écris sur mon blog, c’est pas super souvent maintenant que j’ai pas le net chez moi. Je me suis dit hein plus tard, vu que ça me fera perdre du temps. Puis du temps j’en ai encore perdu résultat j’ai toujours pas le net mais ça me fait pas perdre de temps vu que j’en ai plein maintenant. Et en même temps c’est mon argent que je ne perds pas. Ce qui me vaut des louanges de mon portrefeuille. Il est cool. Mais ça me dérangerait pas de gagner beaucoup plus d’argent, histoire, je sais pas moi, d’avoir un loft avec pour décor le vrai désert de Gobi (j’allais mettre Serenghetti mais je sais pas comment si ça s’écrit comme spaghetti pour de vrai).

Dans les deux derniers paragraphes je parle de mon blog parce que je veux parler de quelquechose mais la discussion m’échappe méchament et je parle de spaghettis aux madeleines d’oignons. Je dois avoir faim. C’est un signe. Mais mon frigo a germé sur lui-même et je crois que c’est pas seulement redevenu vivant, ça a aussi développé une société relativement stable. Malheureusement, j’ai pas remporté le vote de confiance et je n’ai pas été reconduit dans mes fonctions, je ne peux plus utiliser le frigo à des faims nutricières.

Non non non! Ah si, en fait ce que je voulais dire c’est pas grand chose, c’est juste des choses qui m’ont frappées comme amusantes. Ou juste curieuses, hein, pas amusantes-ha-ha-avec-les-doigts-en-guillemets. En rapport avec mon blog. La première, c’est pour les gens qui me lisent réulièrement depuis longtemps, je me suis rendu compte que ça fait longtemps qu’ils ne m’ont pas lu régulièrement. C’est parce que je n’ai le net qu’au travail, donc je ne peux y perdre du temps que sur mon temps de travail. Et comme mon temps de travail ne me permet pas de perdre trop de temps sur le net, j’utilise le net à des fins qui ne me font pas perdre mon temps, ce qui, je tiens à le dire, est complêtement à contre-emploi (du temps!) de ce pour quoi le net a été fait : permettre aux génies scientifiques du monde entier, aux universités et aux industriels au service du meilleur bien d’échanger rapidement des films pornos. Et à bloguer des photos de chats. Donc les gens qui me lisaient me disent maintenant « t’es mort? » ou alors « c’est ton blog qui est mort? » ou même « c’est ton chat qu’est mort? » ce à quoi je réponds « non », « non » et « c’était pour son bien, il avait qu’à pas coincer sa boulette sous le canapé ». En fait non j’ai pas de chat. Et donc un an sans net, c’est pas grave, c’est surtout les lecteurs qui en pâtissent. Mais si ça se trouve, un jour je l’aura de nouveau pour perdre du temps à télécharger des films pornos pour mon chat. Il passera moins de temps à se rouler ses boulettes, ce sale drogué. Et puis y’a aussi des gens qui me conaissent dans la vraie vie, et qui un jour sont tombés sur mon blog et alors ça les a surpris parce qu’il paraît que je suis différent dans la vraie vie et sur l’internet. Moi je dis, c’est pas totalement vrai. J’ai bien remarqué, car la perspicacité est chez moi comme un cinquième sens, que la plus grand capacité de l’humain reste encore la paraphrase. Oui, dire ce qu’on veut dire sans le dire, hein. Et donc c’est tout bonnement incroyable.

J’ai vingt-et-trois ans. L’an dernier, j’en ai eu vingt-et-deux, j’ai trouvé mon premier boulot, j’ai déménagé à Paris, j’ai rencontré des gens dont je me souviendrai et globalement ça s’est bien passé. Sauf que j’ai pas eu trop de temps pour me dédier à mes projets personnels. Il y a deux choses que je veux mettre en place avant décembre. Mais ça c’est le futur. Pour le passé, il y a aussi des cannelés que j’ai faits, des vacances que j’ai prises, des images que j’ai vues, faites, composées, des sons que j’ai écoutés, des nombres que j’ai égrennés, des mots que j’ai mentis, et même pas mal de choses dont je choisis de ne pas parler ici parce qu’il y a une différence entre mon blog et mon journal intime et que de mes histoires que je raconte ici, il y a toujours une ou deux que j’invente. C’est triste pour ceuzécelles qui veulent tout savoir mais bah! si je n’avais plus de secrets, je serais commun, je serais sans intérêt et superflu. Et exécrable, plus que dans la vraie vie.

Et à part ça, comme on le dit par chez moi « bon anniversaire pépère ». J’ai vingt-et-trois ans, et j’ai l’impression que cette année va être une bonne année. Rien que d’y penser j’en tirbouchonne.


*ce poême posthume de Jean-Llloyd Fitz-Grospierre, dédié à sa petite maitresse (l’archibaronesse de N.), peut se lire avec deux ou trois verres de pastis-absinthe, auquel cas on le comprend comme « je pense à toi, je veux m’endormir entre tes xxxxxx » (ici, la traduction avarie entre « protubérances mammaires » et « nichons ». A vous de choisir ce qui, poétiquement, vous satisfait le mieux). Le fait que ce poême soit posthume ne fait aucun doute, vu qu’il a été composé après la mort de son auteur. C’est à mon avis le meilleur poême de son recueil « Depuis ma Table de Ouija ».

* corioléen : c’est quand même mieux que coriolycéen, avouez.

bordeaux: one year later

Je suis à Bordeaux pour quelques jours. En vacances. C’est pas mal.

Résultat je regarde des Bob l’éponge, je fais des canelés, je vais à la remise des diplômes de la promo suivante (et je re-tombe re-amoureux fou de toutes les filles que j’y re-croise), mon papa me cuisine son menu #7 (celui où il ne cuisine rien et où on va à la pizzeria), on discute d’évenements qui changent la vie avec un ami que je connaîs depuis dix ans… et puis voilà, je me rends compte que la maison de mon enfance devient de plus en plus comme la maison de ma grand mêre de mon enfance, le même genre d’organisation propre qui ne laisse plus vraiment place à l’exubérance de la jeunesse, c’est juste que les parents peuvent enfin se mettre à respecter leurs petites habitudes et à ne faire que ça, sans le troupeau. Tant mieux pour eux, je dis. Mais en même temps, est-ce que ça ne veut pas dire que je ne pourrai jamais retrouver mon enfance telle que je l’ai vécue entre ces murs. C’est plus le même feelin quand je descends l’escalier. La dernière marche paraît moins haute à cause du nouveau plancher. Les toilettes ont des sièges différents. La porte du jardi fait « porte pour vieux » alors que les parents ne le sont pas encore pour de vrai. Et puis il faut tourner à gauche pour aller dans la cuisine!! alors qu’avant c’était à droite, je crois! Et puis le plancher est gondolé et y’a des petits chats!

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Mon portrait, par Alban Couturier

Alban Couturier, mon portrait par un photographe
Mon portrait, par le photographe Alban Couturier.

Là où je bosse, on travaille en collaboration avec des photographes professionels. Donc lorsqu’on se fait tirer le portrait pour le trombinoscope et la newsletter interne de la boîte, c’est dans un vrai studio, par un vrai photographe… c’est du grand luxe. Cette photo a été prise par Alban Couturier, un des photographes qui travaille avec ma boite. On a pu délirer pendant le shooting, jouer à Orange Mécanique (chapeau melon oblige), genre des photos qui font peur aux vieilles dames et tout… Bon alors bien sûr, c’est pas ce portrait ci qui a été utilisé pour la newsletter interne, j’ai été plus sage. Et comme Alban m’a passé deux tirages de cette photo, j’en ai mis un dans l’open-space prês de mon poste. L’autre, je vais l’encadrer :)

cherche electricien parlant vite

Hier, en passant devant une agence d’intérim, j’ai vu cette annonce:

RECHERCHE ELECTRICIEN COURANT FORT

c’est bizarre, j’avais l’impression qu’on pouvait courir vite, ou parler fort… mais pas courir fort. On peut dire « il est fort en course » (mais moins facilement « il est vite en course », à part si le monop’ est en bas de chez lui), mais il court fort? Et puis pourquoi est-ce qu’un électricien aurait à courir fort? un électricien ça électrifie, l’électricité c’est rapide, mais malgré toute sa célérité, l’électricité sera plus rapide que l’électricien, même si celui-ci court vite ou fort…

bref, c’est à n’y rien comprendre.

The Lost Experience, c’est fini!

J’avais parlé du Jeu à Réalité Alternative The Lost Experience, basé sur des faits et des personnes liés aux faits et aux personnes de la série Lost. Et bien ce jeu est terminé depuis deux jours.

Stage 5 was the finale of the Lost Experience. It came in the form of a DJ Dan podcast and a final video from Rachel Blake on September 24. The video showed Alvar Hanso talking to Rachel. He revealed that he was her father, that Mittelwerk was keeping him prisoner and was behind all the atrocities. This press release confirms this.

The Lost Experience – Lostpedia
Stage 5

et dans une semaine, Lost reprend aux Etats-Unis!

The Lost Experience : un jeu à réalité alternative

Qui n’est pas fan de Lost ne sera pas intéressé par cet article. Personellement, je suis fan depuis que j’ai avalé la première saison en deux jours l’an dernier, puis j’ai du attendre avec impatience que les épisodes de la deuxième saison soient disponibles.

Bref, je suis impatient d’apprendre ce qui se passera dans la saison trois, ce qu’est vraiment la DHARMA Initiative, ce que représente la Hanso Foundation et ce qui se passe vraiment sur cette île. Que veulent dire les films d’Orientation? pourquoi *un certain évenement* est-il arrivé dans le dernier épisode de la deuxième saison? (je parle pas du truc bizarre qu’on voit, je parle de l’autre truc, vraiment étrange… mais le truc bizarre, qu’est-ce qu’il vient faire là, d’ailleurs?)

En mai dernier on a vu apparaître des trucs bizarres : le site internet de la Hanso Foundation, une organisation philanthropique qui fait de la recherche pour améliorer le sort de l’espèce humaine. Enfin, dans le film. Mais là c’est pour de réel. Bizarre. Et puis y’a aussi un livre qui est sorti, Bad Twin, dont l’auteur aurait péri récemment dans un accident d’avion au milieu du pacifique. Etrange. Et puis des publicités à la télé lors des passages de Lost aus US, en Australie et au Royaume Uni. Là, ça commence à être vraiment curieux. Et puis sur le site de la Hanso Foundation, y’a des messages bizarres qui arrivent. Un hacker aurait hacké le site en flash (huhu) pour y mettre des informations bizarres comme quoi c’est des méchants à la Hanso Foundation, le hacker s’appelle Perséphone, c’est une fille. On voit des documents secrets, des bouts de films bizarres, étranges, curieux.

Mais rien de tout celà n’est vrai. En fait, ça fait partie d’un Jeu de Réalité Alternative appelé The Lost Experience.

Ce que je viens de raconter n’était que la première manche de ce jeu. Par la suite, je n’ai pas suivi, mais j’ai lu ce qui s’est passé: le site de la Hanso Foundation est fermé, un animateur de radio conspirationniste, DJ Dan, fait parler de lui dans ses Podcasts où il fustige la Hanso Foundation. Perséphone s’avère être une blogueuse nommée Rachel Blake qui dans une partie secrète de son blog dit qu’elle veut stopper la Hanso Foundation. Et elle traque le mec à la tête de la fondation, le Dr Mittlewerk, à travers l’Europe puis jusqu’au Sri Lanka. Et elle raconte tout ça sur son blog, avec force photos. Quelques sites apparaissent alors, plus ou moins liés à DJ Dan, plus ou moins financés par des grandes marques (Verizon, Sprite, Jeep…)

La troisième manche a commencé avec l’apparition de Perséphone (ou Rachel Blake) au plein coeur du royaume des Nerds, la San Diego Comic Con. La putain de San Diego Comic Con, là où toutes les stars des comics (et des webcomics) se réunissent comme un gigantesque Angoulème sauf que ce serait encore plus commercial et il y aurait un stand pour rencontrer les créateurs de Lost. C’est justement là, pendant une session de questions avec lesdits créateurs de Lost que Rachel Blake s’est manifestée. Elle les a fustigés (je parle d’évenements réels là, l’apparition de la réalité augmentée en plein coeur de la réalité ennuyeuse) de faire le jeu de la Hanso Foundation, que la Hanso Foundation était mauvaise et tout. Et elle a dit que pour plus d’informations, elle avait fait un site, HansoExposed.com, sur lequel elle avait découpé des morceaux de film qu’elle avait fait au Sri Lanka.

Pour l’instant, 53 morceaux sur 70+ ont été retrouvés et raboutés. HansoExposed 8/25 53 Fragments nous montre une vidéo incomplete de Alvar Hanso, faisant partie d’un film d’Orientation. Il explique au spectateur le projet qu’il a commencé, sur une île du pacifique, pour faire des expériences et de la recherche pour la survie de l’humanité. Ce projet est appelé The DHARMA Initiative. La deuxième partie du film a été filmée par Perséphone/Rachel Blake au Sri Lanka. On voit un homme dire plein de choses. Des choses vraiment bizarres, curieuses et étranges.

Et selon The Lost Experience (sur la Lostpedia), il y a encore deux manches à ce jeu, qui mélange online, offline, téléphone, publicités à la télévision et dans les journaux… Ce genre de jeux est appelé Alternate Reality Games, jeux à réalité alternative. Il y avait eu un peu le même genre de chose pour le lancement américain du jeu Halo2 XBox avec le site web I Love Bees, par exemple.

Si vous avez du temps à jeter par les fenêtres, explorez un peu l’univers de ce jeu. Il a encore beaucoup, beaucoup à apprendre. Vivement qu’on ait le fin mot de l’histoire! (et surtout vivement la saison trois).

Edit: j’ai oublié de rédiger une partie de mon post…
Outre les internautes adeptes de ce genre de jeux d’investigation, il y a d’autres gens qui sont intéressés : les publicitaires. Comme le dit cet article sur money.cnn.com, Commercials Get ‘Lost’, des grosses compagnies ont accepté de participer au projet The Lost Experience, sous forme de liens commerciaux. Je citais plus haut, Sprite, Jeep et Verizon, ainsi que Monster.com, qui sont visibles sur certains sites du projet. De même, ABC (le diffuseur de Lost) a payé plusieurs diffusion de la pub tv pour la Hanso Foundation. Le placement de produts dans les films se voit beaucoup mais énerve un peu les spectateurs… Est-ce que ce modèle de marketing peut marcher?