Le Blaugue à Beleg

Born to être appelé Joachim, but not always.

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Journal

les pieds dans le vide

17 May 2008

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on m’a parfois demandé ce qui est le mieux, genre, entre avoir des pagaies à la place des membres ou avoir une hélice sur la tête. ou alors, entre garder la tête froide en cas d’incendie et pouvoir se gratter l’endroit du dos qu’on peut pas atteindre normalement. je sais jamais si je peux y répondre. alors je suis obligé de mentir. ça m’arrive comme ça. paraître naturel, ne pas me soucier du fait que la réponse que je donne n’est pas ma réponse à moi. c’est là que je retrouve les vieilles échappatoires.
mais qu’est-ce qu’ils en savent les gens de ce qui cause mon tourment?

un jour j’ai commencé un message par “j’ai eu une idée”. il n’a jamais eu de réponse. c’est le risque quand l’idée n’était pas attendue, tant dans la forme que dans le fond.

est-ce qu’un yoyo se fatigue de se dérouler, puis se renrouler dans l’autre sens en remontant?

on m’a aussi demandé si c’était mieux de marcher avec les pieds dans le vide ou de courrir en laissant sa tête derrière soi. hé bé j’ai su quoi répondre & ma réponse était la bonne, pour moi.

Où l’on parle de vingt-et-trois, de karma et de madeleines à l’oignon en écoutant du Burt Bacharach

J’ai vingt-et-trois ans pour la première fois de ma vie.

Et je ne sais pas pourquoi. Enfin, ça c’est pas la question qu’on peut se poser et à laquelle on répondra facilement. Non, par contre l’on peut profiter de ces dates dont la périodicité annuelle feint l’impression que l’on a de se retrouver après un cercle complet pour se retourner et voir ce qui a composé ledit cercle. Ou l’impression dudit cercle : vu qu’on ne tourne pas vraiment en rond, on avance. En tournant en rond. C’est pas très logique, mais dans ma tête ça prend l’air d’un tire-bouchon : si on tourne en rond, on se retrouve trop souvent à l’identique ; si l’on avance, on perd vite ses repères ; mais si l’on utilise deux dimensions pour tourner en rond et que l’on avance dans la troisième, on a une jolie ligne de vie à la fin de laquelle, si d’un grand coup sec on en tire la poignée, on pourra déboucher une bien belle bouteille. Et le karma dans tout ça? Là c’est un peu plus compliqué. Voyons, on a un tire bouchon. On peut dire que l’axe central de ce tire-bouchon c’est le Chi, le tube autour duquel s’enroule la vie, et dont le sens d’écoulement détermine la direction où l’on avance. Oué, le flot de la vie, une merde comme ça. Et ce tube donc, il est pas droit, il est courbé, mais sa courbe est longue, et elle n’a pas de fin, parce qu’en fait c’est un anneau, un tore. Et donc la naissance et la mort se retrouvent au même bout du tire-bouchon. Mais dans un sens différent. Et ce tore en question, son diamètre, c’est celui de la roue karmique de l’individu. Et donc le karma c’est comme un frein qui viendrait entrer en frottement avec l’instant présent de l’individu, et alors en fait si l’individu a un bon karma, ça lui fait des trucs bien, et si son karma est mauvais, il en chie. Résultat, il avait qu’à pas merder avec ça. Non mais paye ton con, hein, à aller jouer avec le frein de la destinée. A part ça, oui, y’a l’histoire du libre arbitre, et çapkihmkkcfx tsdfghjklrtyu io’(-è_çàcvbn,;&wxcvb,;: :!)pl,qqsdfghn,; 6543 je nettoyais mon clavier (parce que j’ai librement arbitré que celui-ci était sale). Nos actions sont gouvernées par 1/la pensée consciente 2/l’arrière-pensée subconsciente, qui sont toutes deux gouvernées par 1/l’acquis légalement 2/l’inné qui fait que l’on est tous différents (sauf en droits et en devoirs vis-à-vis de la Chose Publique, grosse machine visqueuse d’où rien ne sort), l’inné et l’acquis dépendent de l’environnement, de l’environnement, et de l’environnement. C’est pour celà que pour toute pensée originale, trois-cent milliards de pensées sans intérêt sont recyclées, au bas mot. Et je ne parle pas des pensées communes, des pensées superfules et de

“Ces pensées que j’ai cueuillies pour toi mon petit amour
Et que j’ai mises à sécher, entre deux pages de ce vieil annuaire
Que l’on lisait ensemble avant d’aller dormir
Et je te les ai envoyées
En recommandé
Mon petit amour*

, sur lesquelles on peut passer, parce qu’elles n’ont strictement aucun intérêt. Ce qui revient à dire que oui ou non, ou peut-être, on aurait le libre arbitre. S’il ne s’est pas fait acheter par le président du FC Lens (ok ok, elle est mauvaise mais je m’en fous, le mec dans le métro il avait qu’à pas lire l’Equipe à côté de moi, ce que j’ai commis c’était de la légitime défense et puis je t’avais demandé qu’on n’en parle plus merci). On a donc le Tire-Bouchons de la Vie, qui est enroulé sur le Tore-Chi du Life-Flow, et en fait le “présent” c’est le passage du Frein-Karma de la Roue-Destin. En passant, je vous ferais remarquer que je viens de trouver les titres de ma trilogie de SF-macrosociale-philosophico-vis-ta-vique qui sera ensuite faite film puis manga. Prends-toi ça dans les dents, Bernard Werber. Et toi aussi Spielberg (et puis allez toi aussi, Akira Toriyama!). Voilà, j’ai pris cinq minutes pour m’inventer une cosmogonie, ça répondra au “pourquoi” du début du paragraphe. Attends je relis. Ah bin non, ça ne répond pas au pourquoi, ça dit juste “attends c’est l’histoire d’un mec qui retrouve sa chaussure parce qu’en fait OH DES PAPILLONS!!!! ah oué la vie c’est profond tu vois”.

Tout ce bordel pour en revenir au début, où j’énonce que c’est une grande première pour moi, que j’ai vingt-et-trois ans. A vrai dire, ça fait quatre ans que j’avais pas eu pour age un nombre premier. Avant ça, ça faisait deux ans et j’avais pas encore de blog. Et puis encore avant, ça faisait quatre ans, puis je me perds un peu, ça faisait deux ans avant, puis encore quatre ans avant, puis deux ans, puis deux ans puis un an puis un an puis un an puis zéro an (puisque c’était le start/stop de ma cassette karmique (parce que oué, c’est aussi comme une cassette dolby au lieu d’un tortilloni qui se mord la queue)).

J’ai vingt-et-trois ans depuis ce matin, et j’écris sur mon blog pour le dire. En fait j’écris ça dans le temps, vu que j’écris dans le passé pour publier ça dans le futur, mais je parle au présent comme si j’étais déjà dans le futur alors que tout ce que j’écris est déjà pris par les courants corioléens* du passé. Je suis hier soir, mais je suis aussi demain matin quand j’ai vingt-et-trois ans, je ne les ai pas encore et pourtant je les aurai déjà quand vous lisiez ça. On peut pas faire mieux pour l’instant (dans le passé bien sûr) en matière de machine à voyager dans le temps. Ca me fait penser qu’il faudra que je fasse ma machine à voyager dans le temps perdu, mais je repousse toujours à plus tard. Pourtant, ça me serait utile, procrastinateur que je suis. (oké oké c’était facile, mais j’ai vraiment un projet de machine à temps perdu (autre que mon ordinateur), ça marche à la madeleine et aux jeunes filles en fleur (et pour aucunes des deux je parle de celles qui font pleurer)(je viens de penser, une madeleine aux peaux d’oignons, ça doit faire pleurer vachement plus, et ça doit être un peu dégueulasse à manger aussi)).

Quand j’écris sur mon blog, c’est pas super souvent maintenant que j’ai pas le net chez moi. Je me suis dit hein plus tard, vu que ça me fera perdre du temps. Puis du temps j’en ai encore perdu résultat j’ai toujours pas le net mais ça me fait pas perdre de temps vu que j’en ai plein maintenant. Et en même temps c’est mon argent que je ne perds pas. Ce qui me vaut des louanges de mon portrefeuille. Il est cool. Mais ça me dérangerait pas de gagner beaucoup plus d’argent, histoire, je sais pas moi, d’avoir un loft avec pour décor le vrai désert de Gobi (j’allais mettre Serenghetti mais je sais pas comment si ça s’écrit comme spaghetti pour de vrai).

Dans les deux derniers paragraphes je parle de mon blog parce que je veux parler de quelquechose mais la discussion m’échappe méchament et je parle de spaghettis aux madeleines d’oignons. Je dois avoir faim. C’est un signe. Mais mon frigo a germé sur lui-même et je crois que c’est pas seulement redevenu vivant, ça a aussi développé une société relativement stable. Malheureusement, j’ai pas remporté le vote de confiance et je n’ai pas été reconduit dans mes fonctions, je ne peux plus utiliser le frigo à des faims nutricières.

Non non non! Ah si, en fait ce que je voulais dire c’est pas grand chose, c’est juste des choses qui m’ont frappées comme amusantes. Ou juste curieuses, hein, pas amusantes-ha-ha-avec-les-doigts-en-guillemets. En rapport avec mon blog. La première, c’est pour les gens qui me lisent réulièrement depuis longtemps, je me suis rendu compte que ça fait longtemps qu’ils ne m’ont pas lu régulièrement. C’est parce que je n’ai le net qu’au travail, donc je ne peux y perdre du temps que sur mon temps de travail. Et comme mon temps de travail ne me permet pas de perdre trop de temps sur le net, j’utilise le net à des fins qui ne me font pas perdre mon temps, ce qui, je tiens à le dire, est complêtement à contre-emploi (du temps!) de ce pour quoi le net a été fait : permettre aux génies scientifiques du monde entier, aux universités et aux industriels au service du meilleur bien d’échanger rapidement des films pornos. Et à bloguer des photos de chats. Donc les gens qui me lisaient me disent maintenant “t’es mort?” ou alors “c’est ton blog qui est mort?” ou même “c’est ton chat qu’est mort?” ce à quoi je réponds “non”, “non” et “c’était pour son bien, il avait qu’à pas coincer sa boulette sous le canapé”. En fait non j’ai pas de chat. Et donc un an sans net, c’est pas grave, c’est surtout les lecteurs qui en pâtissent. Mais si ça se trouve, un jour je l’aura de nouveau pour perdre du temps à télécharger des films pornos pour mon chat. Il passera moins de temps à se rouler ses boulettes, ce sale drogué. Et puis y’a aussi des gens qui me conaissent dans la vraie vie, et qui un jour sont tombés sur mon blog et alors ça les a surpris parce qu’il paraît que je suis différent dans la vraie vie et sur l’internet. Moi je dis, c’est pas totalement vrai. J’ai bien remarqué, car la perspicacité est chez moi comme un cinquième sens, que la plus grand capacité de l’humain reste encore la paraphrase. Oui, dire ce qu’on veut dire sans le dire, hein. Et donc c’est tout bonnement incroyable.

J’ai vingt-et-trois ans. L’an dernier, j’en ai eu vingt-et-deux, j’ai trouvé mon premier boulot, j’ai déménagé à Paris, j’ai rencontré des gens dont je me souviendrai et globalement ça s’est bien passé. Sauf que j’ai pas eu trop de temps pour me dédier à mes projets personnels. Il y a deux choses que je veux mettre en place avant décembre. Mais ça c’est le futur. Pour le passé, il y a aussi des cannelés que j’ai faits, des vacances que j’ai prises, des images que j’ai vues, faites, composées, des sons que j’ai écoutés, des nombres que j’ai égrennés, des mots que j’ai mentis, et même pas mal de choses dont je choisis de ne pas parler ici parce qu’il y a une différence entre mon blog et mon journal intime et que de mes histoires que je raconte ici, il y a toujours une ou deux que j’invente. C’est triste pour ceuzécelles qui veulent tout savoir mais bah! si je n’avais plus de secrets, je serais commun, je serais sans intérêt et superflu. Et exécrable, plus que dans la vraie vie.

Et à part ça, comme on le dit par chez moi “bon anniversaire pépère”. J’ai vingt-et-trois ans, et j’ai l’impression que cette année va être une bonne année. Rien que d’y penser j’en tirbouchonne.


*ce poême posthume de Jean-Llloyd Fitz-Grospierre, dédié à sa petite maitresse (l’archibaronesse de N.), peut se lire avec deux ou trois verres de pastis-absinthe, auquel cas on le comprend comme “je pense à toi, je veux m’endormir entre tes xxxxxx” (ici, la traduction avarie entre “protubérances mammaires” et “nichons”. A vous de choisir ce qui, poétiquement, vous satisfait le mieux). Le fait que ce poême soit posthume ne fait aucun doute, vu qu’il a été composé après la mort de son auteur. C’est à mon avis le meilleur poême de son recueil “Depuis ma Table de Ouija”.

* corioléen : c’est quand même mieux que coriolycéen, avouez.

bordeaux: one year later

Je suis à Bordeaux pour quelques jours. En vacances. C’est pas mal.

Résultat je regarde des Bob l’éponge, je fais des canelés, je vais à la remise des diplômes de la promo suivante (et je re-tombe re-amoureux fou de toutes les filles que j’y re-croise), mon papa me cuisine son menu #7 (celui où il ne cuisine rien et où on va à la pizzeria), on discute d’évenements qui changent la vie avec un ami que je connaîs depuis dix ans… et puis voilà, je me rends compte que la maison de mon enfance devient de plus en plus comme la maison de ma grand mêre de mon enfance, le même genre d’organisation propre qui ne laisse plus vraiment place à l’exubérance de la jeunesse, c’est juste que les parents peuvent enfin se mettre à respecter leurs petites habitudes et à ne faire que ça, sans le troupeau. Tant mieux pour eux, je dis. Mais en même temps, est-ce que ça ne veut pas dire que je ne pourrai jamais retrouver mon enfance telle que je l’ai vécue entre ces murs. C’est plus le même feelin quand je descends l’escalier. La dernière marche paraît moins haute à cause du nouveau plancher. Les toilettes ont des sièges différents. La porte du jardi fait “porte pour vieux” alors que les parents ne le sont pas encore pour de vrai. Et puis il faut tourner à gauche pour aller dans la cuisine!! alors qu’avant c’était à droite, je crois! Et puis le plancher est gondolé et y’a des petits chats!

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expo-apéro à l’ECV

15 Sep 2006

Hier y’avait une expo à mon (ancienne) école, j’ai pu y revoir plein de gens que je conaissais des promos précédentes et suivantes. Ce qui était bien c’est que presque toutes les filles les plus jolies y étaient. J’espère que celles qui n’y étaient pas avaient de bonnes excuses.

Par contre, j’arrive pas à regarder mes interlocuteurs quand je parle. J’écoute ce qu’ils disent, je réponds, mais fixer la personne avec qui je parle m’est parfois difficile. Et ça m’embête un peu, j’aurai pas envie qu’ils s’imaginent que je suis malpoli ou etc. (enfin bon, qui me connait depuis suffisement longtemps sait que je le suis).

Ce post présente la remarquable particularité de montrer que je n’ai rien à dire. Alors pour ne pas changer les bonnes habitudes je vais recommencer à poster des liens, ça évite que mon blog prenne la poussière.

hug

20 Aug 2006

ah mais oui! c’est vrai, la fin d’été c’est toujours comme ça…

guh

20 Aug 2006

The Pipettes, I’m From Barcelona et The Spinto Band c’est pas mal. Non, vraiment, c’est top. Le problème c’est quand on enchaine avec Zero 7, que la soirée est bien avancée et qu’on n’a rien fait de la journée, qu’on rattrappe un mois de webcomics, qu’on se met à utiliser “on” au lieu de je, voilà, bref.

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habituellement, je garde ça pour moi.

09 Jul 2006

En me réveillant, quelquechose n’était pas normal. Au lieu d’avoir mon oreiller contre ma joue, quelquechose d’autre, plus froid et plus dur y était. Mon carnet de rêves, celui que je garde toujours à portée de main quand je m’endors. Sauf que là, il était à portée de joue et c’était moins confortable. Et je ne savais absolument pas ce qu’il faisait là, jusqu’à ce que je trouve la dernière page.

carnet reve

Je me souviens ne pas avoir réussi à dormir pendant… au moins… longtemps, mais je ne me souviens absolument avoir écrit des choses dans mon carnet. Surtout avoir dessiné des chose. Il est possible que j’aie du allumer ma lumière, et ça je m’en souviendrais, enfin, je pense… alors j’ai desssiné plus ou moins dans le noir, mais d’habitude dans le noir je dessine moins bien. Bref, le mystère.

Le deuxième mystère est le sujet du dessin. Enfin pas le personnage avec le chapeau, ça doit être moi, mais plutôt le personnage féminin auquel pense le personnage au chapeau. Je ne me souviens pas avoir été empêché de dormir pour ça, et si j’identifie bien la fille à qui ça fait référence, je suis un peu surpris. Sûr, ce serait totalement moi de ne pas dormir parce que je penserais à une fille comme elle, mais le faire sans m’en souvenir au matin, c’est plutôt dommage. Et en plus ça fait presque un mois que je ne l’ai pas vue.

Je ne pense pas m’être fait une blague à trois heures du matin, me disant que si je ne m’en souvenais pas, ce serait bien parce que je ne m’en souviendrais pas et que je me poserais des questions. Je pense que j’ai pas pu dormir et qu’incidement j’ai pensé à cette fille (pas bizarre) et que j’ai dessiné que j’y pensais (bizarre) et que je ne m’en souviens plus (très bizarre). Et je me dis que poster ça sur internet va résoudre le problème. Et ça, c’est le plus bizarre.

Considération considérative

28 Apr 2006

Il me semble que ça pourrait être dans mon intérêt de tomber amoureux. Vite. Sans tout le foin émotionel avant, juste tomber en amour, que ce soit réciproque, et que ça me pousse en avant comme j’en ai tellement besoin. Non mais c’est vrai, quoi, rien qu’une fois… même si ça ne doit durer que deux mois, et même si le reste de ma vie n’en doit être que moins bon. Tant que ça ne dure pas moins de deux mois, tant que ça me donne une seule bonne raison de terminer ce que je dois faire de la meilleure façon possible. Tant que c’est juste la période la plus heureuse de ma vie. C’est peu demander, non?

Ou bien je me fais des illusions. Je fais un souhait en espérant que son étanchement débarasse mon esprit de toutes les fuites par lesquelles mon navire prend l’eau. [message subliminal : papa, arrête de lire mon blog et retourne bosser /] Je me doute que ce n’est pas tomber amoureux qui résoudra les problèmes (et je ne parle même pas de ceux que ça soulèverait), malgré le bonheur que ça pourait causer. Non, ça vient d’autre part.

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/quit one plus one is one forever

26 Apr 2006

Après avoir écouté l’album One Plus One Is One, de Badly Drawn Boy, j’ai quitté XChat pour ne pas le rallumer avant deux mois. Le temps que je finisse ce que j’étais en train de faire avant d’en commencer une autre.

C’est à force de se dire que les pixels n’ont pas d’importance que l’on ne mesure plus ce qui s’y passe à la hauteur de ce qu’il devrait s’y passer. C’est cryptique mais c’est pas grave, dans un cas pareil, l’autre se contentait de rire et d’ajouter “!”.

C’est surtout que j’ai d’autres pandas à fouetter.

Comme des étoiles filantes…

Ce soir, le 24 avril de l’an 2006, les Cowboys Fringants étaient en spectacle à Bordeaux. Et j’ai eu la set-list.

J’ai vraiment apprécié le concert. Les Cowboys sont très très bons sur scène. Bons musiciens, bons pour entretenir le public, et bons vivants aussi, ça on n’en doute pas.

J’ai envie de raconter comment ce show m’a fait remuer au dedans et au dehors, comment j’ai bu et j’ai sué, comment j’ai sauté et j’ai mis mes mains en l’air, comment j’ai reluqué la ptite brune du premier rang communié avec le public et pesté contre le gros con qui laissait le flash pour les photos partagé un moment d’émotion, porté par la musique de ces bardes venus de la lointaine contrée vers où jadis leurs ancêtres français se sont installés, laissant leurs cousins (nos ancêtres) au pays. Mais avant ça, il faut que je parle d’autres choses.

La première fois que j’ai entendu parler des Cowboys, c’était sur IRC, tard le soir, un chan francophone sur Harry Potter fréquenté par plein de québécois. Ce jour là j’ai appris qu’il y avait un groupe avec un nom rigolo. Quelques années plus tard, j’ai vu sur un blog québécois qu’on parlait des Cowboys. Je me suis débrouillé pour écouter, et j’ai aimé. Puis récement j’ai écouté leur dernier album, et ce qu’ils avaient fait avant, et j’ai super accroché. C’est comme un Renaud des années 70/80 pour les textes, Renaud des années 80/90 pour la musique et Renaud 90/2000 pour la consommation d’alcool. Et Renaud de l’album Cant’ El Nord pour l’incompréhensibilité du langage. Bon oké, je fais ma mauvaise foi de maudit français… mais quand même.

On m’avait dit avant le concert que j’y trouverais sûrement la québécoise, la grande … non je dis ça parce qu’à l’école on a deux québécoises qui viennent étudier à Bordeaux, c’est un échange avec leur université. L’une est grande avec un sourire, l’autre est moins grande et, hum, elle sourit moins (ou bien elle perd son sourire quand je suis dans les parages - ce que je comprendrais tout à fait). La fille au grand sourire, que je trouve après un coup d’oeil dans la salle, que on discute en attendant que la porte s’ouvre qu’on rentre et qu’on s’installe au deuxième rang, qu’on commence à s’impatienter parce que c’est un peu pas à l’heure. Et que finalement ils arrivent.


Quand ils ont fini de jouer, elle m’a dit qu’elle avait attendu longtemps avant de pouvoir les voir. Aller jusqu’à Bordeaux pour enfin avoir l’occasion, ça doit faire étrange. M’enfin être placée prês de la scène à presque toucher les musiciens, ça elle aurait pas pu dans les concerts à un concert de 25000 places.

J’ai récupéré la set-list, je me débrouille pour la scanner dès que possible [edit : ça, j'ai fait]. Et puis, pourquoi pas, la donner à la québécoise au grand sourire, mais ça, faut pas lui dire, c’est une surprise.

Ah, oh, et je parlerai aussi peut-être du concert, si j’ai le temps…