Le Blaugue à Beleg

Born to passer pour un con.

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General

portrait de la prochaine cousine

01 May 2008

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Posté par Joachim.

avec le cousin actuel…

:)

y’a pas à dire, j’aime bien mon Yashica Mat.

Vivre sans tévé.

J’ai une confidence à vous faire. C’est vrai, ça fait longtemps que j’en ai pas faite sur ce blog… mais parfois des choses vous y forcent que vous ne pouvez contrôler.

Je vis, chez moi, sans tévé et sans internet. Je n’ai qu’un ordinateur poussif avec 500 Go de disques durs. Et c’est pas prês de changer.

Pour ce qui est de la télé, c’est simple. J’ai toujours vécu sans (à part pendant un temps à l’heure de Cellulo sur la 5°) donc j’ai pas la stupide habitude de me planter devant dès que j’ai la flemme de penser par moi-même.

Quand je me suis installé à Paris il y a un peu plus d’un an, je n’ai pas pris le net parce que… euuh… la flemme? Et puis j’ai vu que je me couchais beaucoup plus tôt que pendant les études, où je restais souvent devant l’ordi jusques aux petites heures du très matin. Youtube, Flickr, blogs, WebComics, mail, MSN, BitTorrent, etc… Je me suis dit que c’était plutôt bien, ça, d’avoir le temps de manger (et de préparer à manger aussi), de faire des choses, de réfléchir à d’autres choses, de lire beaucoup, et parfois juste de ne rien faire.

Croyez-moi ou pas, ça fait du bien. Alors c’est sûr, hein, j’ai le net au boulot donc j’y passe pas mal de temps, je regarde toujours des séries US et des films qu’on me passe, parfois le week-end je vais passer une heure ou deux chez ma grande soeur qui habite au bout de ma rue (quand même la rue est longue, il faut quatre stations de métro), mais c’est pas plus mal : je ne prend en séries et films que ce qui est disponible, et chez ma soeur on se fait des crêpes ou des gros goûters avec de la brioche et du thé. Ne le lui dites pas, mais parfois je m’invite chez elle pas vraiment pour internet.

Ce mois ci, on m’a demandé quatre ou cinq fois pourquoi j’avais pas la tévé ou pourquoi j’avais pas le net. On est au début du mois hein, ça fait beaucoup. Mais chaque fois on me dit “tu dois t’emmerder! comment tu fais sans?”. Quand j’explique que c’est un choix pour le net et une habitude de vie pour la tévé on a du mal à comprendre. Surtout pour ceux qui, comme moi, ont été élevés au banania sans tévé : l’absence de net est envisagée comme un grand vide culturel. Je trouve ça ironique.

Je suis un bon client du vendeur de livres d’occasion. J’ai terminé une première carte fidélité chez mon libraire BD. J’ai découvert plus de musique que j’en avais écoutée précédemment. Il faudrait que je me force pour regarder la télé. Je dessine, j’écris, je réfléchis à des projets, plus qu’avant. Je me couche tôt. Et je dors bien.

Dans un tout autre ordre d’idée, on me demande si c’est pour les mêmes raisons que j’ai pas de copine. C’est pour une autre raison, je suis juste pas dégourdi.

mi-figue, mi-poisson

mi-moustache

Voilà ce qui arrive quand on laisse le premier avril entre mes mains.

Et le meilleur? 90% des gens n’ont pas remarqué. Dans le métro, au boulot, même le sdf en bas de chez moi. C’est génial, les gens ne me regardent pas.

FlashMobs, FreezeMobs, bonnet blanc et blanc bonnet.

10 Mar 2008

Le Blaugue à Beleg » FlashMobs, suite et fin. » Par Joachim - c’était il y a… quatre ans et demie.

Aujourd’hui, un pote me dit qu’il est allé à la Freeze et que c’était un fiasco : “les organisateurs ont décidés à la dernière minute de faire deux vagues, donc tout ce que’on avait prévu est tombé à l’eau, et puis pas de touristes. tu avais raison pour les journalistes, bcp trop. c’était bien pourri.

Au lieu d’y aller, je suis allé à l’expo Paris en Couleur. Note to Self: ne jamais aller à une expo gratuite de la Mairie de Paris un samedi après midi (sauf si t’es prêt à faire une heure de queue).

Spring is coming, and it’s blue

21 Feb 2008

Spring is coming, and it's blue
Spring is coming, and it’s blue
Posté par Joachim.

C’était samedi, au parc des Buttes Chaumont. J’aime bien là-bas, y’a des arbres et de la lumière.

Martin Parr sur Flickr : Flickr = Magnum dans 5 ans

25 Dec 2007

J’ai écouté hier une interview de Martin Parr à propos de son boulot, de l’agence Magnum, de la photo amateur, et de l’ascension de Flickr. On peut écouter, c’est sur le blog Tous Photographes! - A discussion with Martin Parr (en anglais).

Martin Parr (site officiel) est un photographe dont l’oeuvre, très actuelle, est vraiment pas conventionelle. Il est anglais, ironique et membre de l’agence/coopérative Magnum. Il a une approche sociologique du documentaire, ses photos, parfois ennuyeuses au possible, parfois trop colorées, ont toujours une dimension de commentaire social. Un oeil super lucide sur la société. Un fou avec des idées de malade.

Et là, il parle de Flickr, au sujet d’une expo de photos amateurs au Musée de l’Elysée à Lausanne : La mutation de la photographie amateur à l’ère numérique. Flickr est actuellement le plus gros album de photos amateur, la plus grosse collection d’images personelles

Selon Martin Parr (et je le rejoins là) la majeure partie des photos postées sont sans intérêt : des clichés cliché avec tout ce qu’on peut en attendre, les gens qui sourient etc. Il a même une expression choc : les photos amateur sont de la propagande familiale : on photographie les gens quand ils sont joyeux (mariage, enfants qui sourient) mais on “gomme” les moments moins joyeux si également importants (enterrements,…). Comme si l’on ne voulait montrer que cette vision factice et modèle de la famille. De rares moments de joie/rassemblement, etc, resteront enregistrés pour toute une vie. De la photo amateur sans intérêt, c’est ce qu’on trouve majoritairement sur Flickr (par exemple c’est ce qu’on trouve sur mon compte à plus de 50%, mais la plupart sont privées :p ). L’ère de la photo numérique a donné naissance à l’ère de la photo jetable. On shoote on shoote on shoote, on jette (je sais, quand j’ai un numérique je le fais). Et personne ne viendra regarder. Mais il y a aussi quelques amateurs qui publient sur Flickr. Pas des photographes amateurs du dimanche (ou du 25 décembre) mais des véritables amateurs éclairés (des gens qui shootent encore en film, des gens qui testent des choses différentes ou qui tentent d’émuler leurs photographes fétiches). Et c’est ceux-là qui tirent la qualité de Flickr vers le haut.

Le point de vue de Martin Parr, c’est que d’ici cinq ans, Flickr va muter : ces photographes “de qualité” vont avoir l’occasion de se professionnaliser grâce à Flickr qui deviendra alors une agence photographique, un équivalent de Magnum, avec dix-mille fois le nombre de photographes. Flickr pourrait proposer des commissions pour les photos, faire l’intermédiaire entre rédactions de journaux et photographes amateurs présents lors d’un évennement, on se souvient par exemple des photos prises avec des mobiles pendant les attentats de Londres il y a deux ans (ce n’était pas Flickr l’intermédiaire, mais le principe a déjà marché). Le citoyen/reporter aurait alors la possibilité de monétiser ses “reportages”. Alors bien sûr, hein, les buzzwords 2.0 ça fait joli dans le texte, hein, même si je crois pas à cette grande foire à tout qui ne rend rien mais ça n’empêche pas. La perspective n’est pas à ignorer. On ne peut pas imaginer que la qualité de tous les photographes hypothétiquement mis en avant par Flickr égale celle des photographes d’une agence comme Magnum. Le nouveau Capa, le nouveau Cartier-Bresson, il faut encore les trouver, et je ne pense pas qu’ils utilisent Flickr. Mais bon, comme c’est l’ère de la photo jetable, la qualité importe moins que la pertinence. C’est ce qui pourrait permettre à Flickr de proposer ces services d’agence. Et puis hein, c’est intéressant, on a des photos qui sont moins bonnes, comme ça elles sont moins chères, et pour que le public ait l’impression d’y gagner quand même, on dit bien qu’elles sont issues de Flickr, de l’interweb communautique, et le tour est joué. Un photographe a gagné 50% de la commission parce que ses photos sont un peu mieux que les autres, un journal illustre son actualité pour pas trop cher (libé ne le fait-il pas déjà?), et pis Yahoo est content d’avoir acheté Flickr qui commence enfin à transformer les contenus mis en ligne par la communauté en espèces sonnantes et trébuchantes.

Enfin bon, c’est pas dit que ça se passe comme ça. C’est juste un mot de Martin Parr qui m’a paru assez pertinent au vu de l’évolution de l’information, de Flickr et des sites communautaires à participativité ajoutée.

De toute façon, si tout ça devient vraiment une histoire de gros sous il y aura toujours des pimpoyes qui feront ce qu’ils font juste pour le plaisir. Et c’est pas plus mal.

PS: si vous voulez me faire écrire dans mon blog, offrez-moi du champagne, ça marche pas mal.