Le Blaugue

Born to rêver de faire des claquettes.

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Film

Festival des Nuits Magiques 2005

08 déc 2005

Je reviens ce soir d’une projection de court-métranges d’animation, projetés pour la compétition 3 du festival des Nuits Magiques 2005 à Bègles.

9 courts étaient projetés, venant de France, des Etats-Unis, du Japon ou d’Allemagne et racontant des choses complètement différentes dans des techniques variant du gribouillis de nappe de resto au composite 3d à base d’images fractales. Tous étaient vraiment bien. J’ai particulièrement aimé :
Prudence « A Tort ou à Raison », que l’on peut voir sur doncvoila.net/prudence
Repose en Paix, un épisode d’une série de très courts, où un tueur en série veut se débarasser d’un quelqu’un qui est vivant.
Grau, un film abstrait recomposant les dernières images après un accident de voiture. La technique est excellente, c’est grouillant, c’est noir et blanc, c’est coloré, c’est organique et technoide, c’est impressionant. Et la musique est particulièrement importante dans ce film. On peut voir le film sur le site du réalisateur Robert Seidel.
Personne n’est Parfait, de Christophe Clamaron. Un petit robot nettoyeur s’attaque à une tâche insurmontable… c’est de la jolie 3D très bien animée, de l’humour comme il faut. Un film réjouissant.
Il Pleut Bergère. Poétique et raffiné, avec des moutons marrants et une bergère de nuages… On peut lire à propos du film sur le site du producteur, Suivez Mon Regard
Handshake, un dessin animé américain, dont l’auteur a visiblement été fortement inspiré par Bill Plympton. Très très bonne animation, j’aime beaucoup… On peut voir quelques images sur le site du réalisateur Patrick Smith.

Les trois autres films étaient intéressants et de bonne qualité, mais j’ai moins accroché.

Et j’y retourne samedi pour la scéance sur les jeunes animateurs chinois… Et ça va être très génial!

Constatatatatation musicale

Je suis en train d’écouter Le Trouvère, de Verdi.
Outre le fait que c’est un opéra magnifique, que l’interprétation (dirigée par Karajan, en 1956 à la Scala) est très bonne (quelquechose me dit que Maria Callas n’y est pas pour rien), il y a une dimension qui échappe à beaucoup d’auditeurs mais qui, pour moi, est très chère. Je veux parler de la dimension humoristique, celle que les Marx Brothers ont apposée à cet opéra.
En effet, dans A Night At The Opera (1935), c’est une représentation du Trouvère qui se fait sauvagement charcuter par les frêres. L’air d’Azucena, par exemple, où une vieille bohémienne fait une sombre prédiction devant le feu de camp. Et Harpo de faire des grimaces tandis que Groucho s’exclame « Boogie, boogie, boogie. How would you like to feel the way she looks? « . Ou bien lors de l’ouverture, Chico qui a inséré la partition d’un air différent dans les partitions de l’orchestre, et la confusion qui s’ensuit. Groucho qui en profite vendre des cacahuettes et pour escalader les loges…
Un air de ce même opéra est cité dans un autre de leurs films, il me semble que c’est Cocoanuts, dans lequel Harpo et Chico jouent en rythme avec un klaxon et une caisse enregistreuse, et ils sifflent le Choeur des Enclumes, choeur des bohémiens hyper-célèbre.

A cet opéra il ne faut, disait Enrico Caruso, que les quatre meilleurs chanteurs du monde. Il n’avait pas pensé qu’en prenant trois frêres complètement frappadingues, ça pouvait aussi fonctionner.