Le Blaugue à Beleg

Born to dessiner des clous.

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Film

Scrubs.

14 Feb 2006

Je ne suis pas un garçon qui regarde la tévé. Non non non, oh que jamais, loin de moi, vade retro et le reste. Mais parfois, on me conseille des choses, et curieux que je suis, je vais regarder. Uniquement pour voir, hein…

Là en l’occurence, il s’agit d’une série. En vrai, je ne suis pas réellement friand de séries, ça passe après les films, les documentaires et les pubs (mais avant les émissions de variété, les best-of des meilleurs direct-lives et les débats politiques). Cette série, j’en ai entendu parler à plusieurs reprises. En fait, non, j’en ai surtout lu écrire ; c’était à la sortie de Garden State, je m’étais intéressé au réalisateur, Zach Braff, et j’avais vu sur son blog qu’il jouait/dirigeait une série, appelée Scrubs. Sur le moment, je m’étais dit “faudrait que je voie ça”, mais je n’y avais pas donné suite.

Puis la semaine dernière, j’ai eu l’occasion de repenser à cette série, et la magie de l’Interweb aidant … j’ai regardé les 24 épisodes de la première saison cet après midi. Faut dire que c’est un peu les vacances, hein, faut bien décompresser.

Or donc, Scrubs, c’est bien. J’aime bien, parce que la série est dynamique. On sent que les acteurs s’amusent. Les acteurs, qui, pour la plupart, sont vraiment très bons. Les personnages sont bien cernés, ceux qui doivent être attachants le sont, et les autres aussi un peu. Bon, ils sont peut-être un peu stéréotypiques, hein, genre la blonde évaporée qui fait des gaffes, le meilleur-pote qui est black et qui fait des high-fives (et qui a un couple qui tient la route), ou le Zach Braff, personnage qui pourrait faire penser à un Woody Allen, mais pas pareil, genre différent. Un registre à lui tout seul, dans lequel on l’a déjà vu dans Garden State : le post-ado qui découvre la vie d’adulte et quitte l’adolescence. Et qui embrasse Natalie Portman à la fin (bon oké, y’a pas Natalie Portman dans Scrubs).

Pour ce qui est de l’histoire, ça se passe dans le monde des internes d’un hôpital un peu déjanté. Les dialogues sont piquants, les intrigues parfois simplistes ont toujours une morale (souvent non formulée) sur la découverte du monde des adultes. L’utilisation de l’interprétation subjective du héros permet d’ajouter de la fantaisie gratuite et remplace avantageusement un laugh-track (les rires pré-enregistrés). Par exemple, si le médecin-chef s’en prend au héros, on va voir le médecin-chef en boxer, et le héros en punching-ball, juste le temps que le héros se débarasse de cette vision…

Enfin bon, c’est une bonne série, assez divertissante pour que j’aie pu regarder toute la première saison dans la journée. Mais bon, faut dire aussi que c’est les vacances, et qu’il faut décompresser.