Le Blaugue à Beleg

Born to inventer des scénarios-catastrophe.

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Où l’on parle de vingt-et-trois, de karma et de madeleines à l’oignon en écoutant du Burt Bacharach

J’ai vingt-et-trois ans pour la première fois de ma vie.

Et je ne sais pas pourquoi. Enfin, ça c’est pas la question qu’on peut se poser et à laquelle on répondra facilement. Non, par contre l’on peut profiter de ces dates dont la périodicité annuelle feint l’impression que l’on a de se retrouver après un cercle complet pour se retourner et voir ce qui a composé ledit cercle. Ou l’impression dudit cercle : vu qu’on ne tourne pas vraiment en rond, on avance. En tournant en rond. C’est pas très logique, mais dans ma tête ça prend l’air d’un tire-bouchon : si on tourne en rond, on se retrouve trop souvent à l’identique ; si l’on avance, on perd vite ses repères ; mais si l’on utilise deux dimensions pour tourner en rond et que l’on avance dans la troisième, on a une jolie ligne de vie à la fin de laquelle, si d’un grand coup sec on en tire la poignée, on pourra déboucher une bien belle bouteille. Et le karma dans tout ça? Là c’est un peu plus compliqué. Voyons, on a un tire bouchon. On peut dire que l’axe central de ce tire-bouchon c’est le Chi, le tube autour duquel s’enroule la vie, et dont le sens d’écoulement détermine la direction où l’on avance. Oué, le flot de la vie, une merde comme ça. Et ce tube donc, il est pas droit, il est courbé, mais sa courbe est longue, et elle n’a pas de fin, parce qu’en fait c’est un anneau, un tore. Et donc la naissance et la mort se retrouvent au même bout du tire-bouchon. Mais dans un sens différent. Et ce tore en question, son diamètre, c’est celui de la roue karmique de l’individu. Et donc le karma c’est comme un frein qui viendrait entrer en frottement avec l’instant présent de l’individu, et alors en fait si l’individu a un bon karma, ça lui fait des trucs bien, et si son karma est mauvais, il en chie. Résultat, il avait qu’à pas merder avec ça. Non mais paye ton con, hein, à aller jouer avec le frein de la destinée. A part ça, oui, y’a l’histoire du libre arbitre, et çapkihmkkcfx tsdfghjklrtyu io’(-è_çàcvbn,;&wxcvb,;: :!)pl,qqsdfghn,; 6543 je nettoyais mon clavier (parce que j’ai librement arbitré que celui-ci était sale). Nos actions sont gouvernées par 1/la pensée consciente 2/l’arrière-pensée subconsciente, qui sont toutes deux gouvernées par 1/l’acquis légalement 2/l’inné qui fait que l’on est tous différents (sauf en droits et en devoirs vis-à-vis de la Chose Publique, grosse machine visqueuse d’où rien ne sort), l’inné et l’acquis dépendent de l’environnement, de l’environnement, et de l’environnement. C’est pour celà que pour toute pensée originale, trois-cent milliards de pensées sans intérêt sont recyclées, au bas mot. Et je ne parle pas des pensées communes, des pensées superfules et de

“Ces pensées que j’ai cueuillies pour toi mon petit amour
Et que j’ai mises à sécher, entre deux pages de ce vieil annuaire
Que l’on lisait ensemble avant d’aller dormir
Et je te les ai envoyées
En recommandé
Mon petit amour*

, sur lesquelles on peut passer, parce qu’elles n’ont strictement aucun intérêt. Ce qui revient à dire que oui ou non, ou peut-être, on aurait le libre arbitre. S’il ne s’est pas fait acheter par le président du FC Lens (ok ok, elle est mauvaise mais je m’en fous, le mec dans le métro il avait qu’à pas lire l’Equipe à côté de moi, ce que j’ai commis c’était de la légitime défense et puis je t’avais demandé qu’on n’en parle plus merci). On a donc le Tire-Bouchons de la Vie, qui est enroulé sur le Tore-Chi du Life-Flow, et en fait le “présent” c’est le passage du Frein-Karma de la Roue-Destin. En passant, je vous ferais remarquer que je viens de trouver les titres de ma trilogie de SF-macrosociale-philosophico-vis-ta-vique qui sera ensuite faite film puis manga. Prends-toi ça dans les dents, Bernard Werber. Et toi aussi Spielberg (et puis allez toi aussi, Akira Toriyama!). Voilà, j’ai pris cinq minutes pour m’inventer une cosmogonie, ça répondra au “pourquoi” du début du paragraphe. Attends je relis. Ah bin non, ça ne répond pas au pourquoi, ça dit juste “attends c’est l’histoire d’un mec qui retrouve sa chaussure parce qu’en fait OH DES PAPILLONS!!!! ah oué la vie c’est profond tu vois”.

Tout ce bordel pour en revenir au début, où j’énonce que c’est une grande première pour moi, que j’ai vingt-et-trois ans. A vrai dire, ça fait quatre ans que j’avais pas eu pour age un nombre premier. Avant ça, ça faisait deux ans et j’avais pas encore de blog. Et puis encore avant, ça faisait quatre ans, puis je me perds un peu, ça faisait deux ans avant, puis encore quatre ans avant, puis deux ans, puis deux ans puis un an puis un an puis un an puis zéro an (puisque c’était le start/stop de ma cassette karmique (parce que oué, c’est aussi comme une cassette dolby au lieu d’un tortilloni qui se mord la queue)).

J’ai vingt-et-trois ans depuis ce matin, et j’écris sur mon blog pour le dire. En fait j’écris ça dans le temps, vu que j’écris dans le passé pour publier ça dans le futur, mais je parle au présent comme si j’étais déjà dans le futur alors que tout ce que j’écris est déjà pris par les courants corioléens* du passé. Je suis hier soir, mais je suis aussi demain matin quand j’ai vingt-et-trois ans, je ne les ai pas encore et pourtant je les aurai déjà quand vous lisiez ça. On peut pas faire mieux pour l’instant (dans le passé bien sûr) en matière de machine à voyager dans le temps. Ca me fait penser qu’il faudra que je fasse ma machine à voyager dans le temps perdu, mais je repousse toujours à plus tard. Pourtant, ça me serait utile, procrastinateur que je suis. (oké oké c’était facile, mais j’ai vraiment un projet de machine à temps perdu (autre que mon ordinateur), ça marche à la madeleine et aux jeunes filles en fleur (et pour aucunes des deux je parle de celles qui font pleurer)(je viens de penser, une madeleine aux peaux d’oignons, ça doit faire pleurer vachement plus, et ça doit être un peu dégueulasse à manger aussi)).

Quand j’écris sur mon blog, c’est pas super souvent maintenant que j’ai pas le net chez moi. Je me suis dit hein plus tard, vu que ça me fera perdre du temps. Puis du temps j’en ai encore perdu résultat j’ai toujours pas le net mais ça me fait pas perdre de temps vu que j’en ai plein maintenant. Et en même temps c’est mon argent que je ne perds pas. Ce qui me vaut des louanges de mon portrefeuille. Il est cool. Mais ça me dérangerait pas de gagner beaucoup plus d’argent, histoire, je sais pas moi, d’avoir un loft avec pour décor le vrai désert de Gobi (j’allais mettre Serenghetti mais je sais pas comment si ça s’écrit comme spaghetti pour de vrai).

Dans les deux derniers paragraphes je parle de mon blog parce que je veux parler de quelquechose mais la discussion m’échappe méchament et je parle de spaghettis aux madeleines d’oignons. Je dois avoir faim. C’est un signe. Mais mon frigo a germé sur lui-même et je crois que c’est pas seulement redevenu vivant, ça a aussi développé une société relativement stable. Malheureusement, j’ai pas remporté le vote de confiance et je n’ai pas été reconduit dans mes fonctions, je ne peux plus utiliser le frigo à des faims nutricières.

Non non non! Ah si, en fait ce que je voulais dire c’est pas grand chose, c’est juste des choses qui m’ont frappées comme amusantes. Ou juste curieuses, hein, pas amusantes-ha-ha-avec-les-doigts-en-guillemets. En rapport avec mon blog. La première, c’est pour les gens qui me lisent réulièrement depuis longtemps, je me suis rendu compte que ça fait longtemps qu’ils ne m’ont pas lu régulièrement. C’est parce que je n’ai le net qu’au travail, donc je ne peux y perdre du temps que sur mon temps de travail. Et comme mon temps de travail ne me permet pas de perdre trop de temps sur le net, j’utilise le net à des fins qui ne me font pas perdre mon temps, ce qui, je tiens à le dire, est complêtement à contre-emploi (du temps!) de ce pour quoi le net a été fait : permettre aux génies scientifiques du monde entier, aux universités et aux industriels au service du meilleur bien d’échanger rapidement des films pornos. Et à bloguer des photos de chats. Donc les gens qui me lisaient me disent maintenant “t’es mort?” ou alors “c’est ton blog qui est mort?” ou même “c’est ton chat qu’est mort?” ce à quoi je réponds “non”, “non” et “c’était pour son bien, il avait qu’à pas coincer sa boulette sous le canapé”. En fait non j’ai pas de chat. Et donc un an sans net, c’est pas grave, c’est surtout les lecteurs qui en pâtissent. Mais si ça se trouve, un jour je l’aura de nouveau pour perdre du temps à télécharger des films pornos pour mon chat. Il passera moins de temps à se rouler ses boulettes, ce sale drogué. Et puis y’a aussi des gens qui me conaissent dans la vraie vie, et qui un jour sont tombés sur mon blog et alors ça les a surpris parce qu’il paraît que je suis différent dans la vraie vie et sur l’internet. Moi je dis, c’est pas totalement vrai. J’ai bien remarqué, car la perspicacité est chez moi comme un cinquième sens, que la plus grand capacité de l’humain reste encore la paraphrase. Oui, dire ce qu’on veut dire sans le dire, hein. Et donc c’est tout bonnement incroyable.

J’ai vingt-et-trois ans. L’an dernier, j’en ai eu vingt-et-deux, j’ai trouvé mon premier boulot, j’ai déménagé à Paris, j’ai rencontré des gens dont je me souviendrai et globalement ça s’est bien passé. Sauf que j’ai pas eu trop de temps pour me dédier à mes projets personnels. Il y a deux choses que je veux mettre en place avant décembre. Mais ça c’est le futur. Pour le passé, il y a aussi des cannelés que j’ai faits, des vacances que j’ai prises, des images que j’ai vues, faites, composées, des sons que j’ai écoutés, des nombres que j’ai égrennés, des mots que j’ai mentis, et même pas mal de choses dont je choisis de ne pas parler ici parce qu’il y a une différence entre mon blog et mon journal intime et que de mes histoires que je raconte ici, il y a toujours une ou deux que j’invente. C’est triste pour ceuzécelles qui veulent tout savoir mais bah! si je n’avais plus de secrets, je serais commun, je serais sans intérêt et superflu. Et exécrable, plus que dans la vraie vie.

Et à part ça, comme on le dit par chez moi “bon anniversaire pépère”. J’ai vingt-et-trois ans, et j’ai l’impression que cette année va être une bonne année. Rien que d’y penser j’en tirbouchonne.


*ce poême posthume de Jean-Llloyd Fitz-Grospierre, dédié à sa petite maitresse (l’archibaronesse de N.), peut se lire avec deux ou trois verres de pastis-absinthe, auquel cas on le comprend comme “je pense à toi, je veux m’endormir entre tes xxxxxx” (ici, la traduction avarie entre “protubérances mammaires” et “nichons”. A vous de choisir ce qui, poétiquement, vous satisfait le mieux). Le fait que ce poême soit posthume ne fait aucun doute, vu qu’il a été composé après la mort de son auteur. C’est à mon avis le meilleur poême de son recueil “Depuis ma Table de Ouija”.

* corioléen : c’est quand même mieux que coriolycéen, avouez.

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Réactions

Il y a pour l'instant 3 réactions à ce billet. Réagir ...

  1. 3 Sep 2007 - 14:29 voronov
    Au yé !! Bon versaire-de-ta-naissance mon broze ;-)
  2. 3 Sep 2007 - 20:06 traitdejupiter
    Comment, tu as fait des cannelés?!
    Et tu nous balances ça comme ça…

    Mais quand même je te souhaite un bon nanniv’!

  3. 7 Sep 2007 - 15:08 stéphanie mirou
    Cher inconnu au chapeau melon,
    je suis tombé par hasard (bel hasard) sur ton blaugue en cherchant des infos sur l’ecv. Ayant fait une licence d’arts plastiques , un an de mode qui ne me servent à rien(snif!) et bientôt 23 ans, je suis un peu perdue …(resnif!) Pourrai tu entre deux pages de journal intime me dire si l’ecv vaut le coup (coût, justement très élevé) et si tu as trouvé du travail avec tes diplômes (si tes ami(e)s de l’ecv en trouvent)…
    Je te remercie et puis si tu ne me réponds pas c’est po grave!
    miaou
    lmaela@caramail.com

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