Le Blaugue

Born to dire des conneries.

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guh

20 août 2006

The Pipettes, I’m From Barcelona et The Spinto Band c’est pas mal. Non, vraiment, c’est top. Le problème c’est quand on enchaine avec Zero 7, que la soirée est bien avancée et qu’on n’a rien fait de la journée, qu’on rattrappe un mois de webcomics, qu’on se met à utiliser « on » au lieu de je, voilà, bref.

Tous ces gens qui ont du talent parce qu’ils font des choses, c’est eux qu’il faut prendre en exemple. En même temps les rêves de petit garçon et les désirs de trucs différents sont à ravaller parfois, c’est bien d’en avoir mais faut aussi être un peu réliste. Réaliste et frustré. C’est pas mal.

Voilà, tout ça parce que ce matin j’ai commencé un rêve alors que j’étais endormi, mais je me suis rendu compte – dans mon rêve – que je dormais, et pourtant j’ai continué à rêver, et ça c’est jamais top. Parce que quand l’esprit qui rêve prend conscience de sa conscience, il essaye de raisonner comme s’il était éveillé. Donc tous les désirs du conscient prennent le pas sur les douces farfelutions de l’inconscient. On se remet à rêver de déja-vus, on tien à une logique, et finalement les choses nous échappent.

Et quand les choses en questions sont quelqu’un dont on aime bien rêver, et qu’on se remet à réutilsier le on au lieu de « je » en pensant que ça fait plus général et moins prétentieux mon cul, tiens je me mets déjà à écrire du gros mot? je pensais que ça prendrait un peu plus longtemps. Genre encore deux ou trois paragraphes. Bref, rêver de quelqu’un c’est agréable, mais voir ce rêve qui s’effiloche, qui se concasse sur les écueils de la normalité du réel éveillé c’est pas forcément top.

Alors je me suis réveillé avec ce sentiment de rêve pas comblé. Enfin, pas vraiment fini. Avec la fin qui m’échappait. Je préfère me réveiller brutalement d’un rêve où je suis en train de mourir de mort atroce que m’éveiller lentement d’une somnolence sans fin, sans rien.

Tout ça pour dire, quand je me suis réveillé, je me suis dit, je vais faire des choses aujourd’hui, parce que Couch Potato (ou plutot Tabouret Devant Internet Potato) ça me fait chier. Enfin, c’est ce que je pense là maintenant parce que j’écoute du downtempo-post-funk-trip-hop-instrumental et que si ça se trouve c’est du mi mineur (la tonalité la plus triste, malheureusement), voilà que même lire les blogs de gens cons ne fait pas rire. Ou alors c’est parce qu’ils sont vraiment cons, ce qui allegerait ma to-read-list. Bref, aucun intérêt. Tout n’est que pixels.

Et moi? Mon grand projet? Des pixels, malheureusement. D’un coté des problèmes de pixels que je n’arrive pas à résoudre depuis des mois, de l’autre des pixels qui s’agitent là où ils ne devraient pas, un mail qui finira par ne jamais m’arriver (l’espoir il faut conserver, il parait), et puis de la musique très forte très con de tous les autres cotés, sans oublier devant moi il devrait y avoir l’avenir, il n’y a qu’un ordinateur. Comme quoi, hein…

J’ai juste besoin de retrouver de la motivation. Et c’est pas du groove ou un brass band qui va m’apporter ça.

Dessiner, dessiner, dessiner et se surprendre soi-même sans cesse, ça c’est un souhait. Et une allitération en s un peu lourdingue, mais après tout, on ne s’étonne plus de rien maintenant que les serpents sont dans l’avion. Et à ce propos là, quelqu’un de plus caustique que moi aurait pu détourner le célèbre vers de Racine en « Pour qui sont ces serpents qui sifflent dans les soutes? »

Il est possible que pour me bouger un peu je sorte un certain projet d’un certain carton à projets morts-nés.

Putain de bois de merde à poux (voilà, ça devait être le bon moment d’écrire des gros mots).

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Réactions

Il y a pour l'instant 2 réactions à ce billet. Réagir ...

  1. 20 août 2006 - 15:59 steph
    Tout doux, tout doux, cher ami. Quant aux problèmes de pixels ( et à tous les autres, que l’on connait tous d’ailleurs), peste, ça fait partie de ceux que je me coltine depuis des semaines. Je dois d’ailleurs répondre à un cher ami qui m’a écrit du Queyras et ça fait depuis mardi que je dessine des femmes grasses, nues et alléchantes sans qu’aucune ne me satisfasse -parce qu’avant d’offrir, hein, faut bien goûter- et lors, tout va tant et sibien, que ma réponse tarde, tarde, tarde… situation classique et frustrante, n’est-il pas ?
    bon oublions tout ça et mettons nous au travail ( seule phrase sensée de ce galimatias), à +, Jo !
  2. 20 août 2006 - 17:52 Joachim
    je me dois de te rassurer, le mail qui n’arrivera jamais devait venir il y a si longtemps que je ne sais même plus quand, et depuis tellement loin que c’est quelquepart où je ne suis jamais allé

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