Le Blaugue à Beleg

Born to inventer des scénarios-catastrophe.

Aller au contenu | Aller au menu

Début de semaine en cheveux courts.

Reppelez-vous. Il y a dix jours, j’annonçai ici mon changement de look

Lundi matin, au frois soleil de Février je me suis aventuré pour la première fois à l’école depuis ma réactualisation capillaire. Premier contact, la secrétaire, qui n’a pas l’air de remarquer quoi que ce soit. Mais c’est pas grave, elle ne m’avait sûrement pas reconnu sur le coup. Dans la classe, plein de réactions allant de l’approbation (de la part de la seule fille de mon groupe) à l’incrédulité.

En fait, ça a vraiment commencé par la suite, quand je suis descendu pendant une pause j’ai croisé la blondinette la plus mimie de l’école, qui m’a fait une réflexion approbative en passant. En plus, ça faisait plusieurs mois qu’on n’avait pas forcément eu l’occasion de parler, et un sourire venant d’elle c’est quand même quelquechose. J’ai ensuite croisé la deuxième-soeur-jumelle, soeur de la première-soeur-jumelle (que je n’ai pas croisé depuis quelques mois), qui ne m’a pas fait de mention spéciale de ma coiffure. J’aime bien parler avec elle, même si les sujets sont parfois restreints, parce qu’elle a des yeux qu’ils sont bleus et que c’est cette façon de les presque-clore quand elle n’est pas super éveillée du lundi matin que j’aime bien regarder quand on parle.
Une autre amie a failli ne pas me reconnaître. Faut dire que j’étais de dos et loin. Quand j’ai commencé à lui faire la bise elle s’est quand même rendue compte que ce n’était que moi.
J’ai eu quelques remarques rapides, comme ça. Et puis j’ai croisé trois copines qu’elles étaient toutes folles en me voyant, parce qu’elles avaient failli ne pas me reconnaître. J’ai donc appris pour la quatorzième, quinzième et seizième fois que ça m’allait un peu mieux, même si, ajoute l’une, ça enlève le côté rebelle. Mais il y a toujours ça, en désignant ma poitrine. Je réponds qu’elles peuvent les regarder de plus près, même s’ils sont un peu décentrés. C’est quand je leur dis de les toucher parce qu’ils sont durs que le charme rompt … évidemment elles étaient en train de parler de mes badges (une édition limitée du “Bordel” de Sainte-Machine et un wolverine furax de café-creed). Moi aussi, hein. Quand je leur ai proposé de m’embrasser chacune à leur tour, elles se sont enfuies. Je n’y comprends rien (en fait c’est pas vrai, hein).

Après, j’ai discuté avec la blonde et la brune pendant leur cours d’illu. Pour rappelle, la blonde m’avait dit début janvier alors que j’avais raccourci ma toison capillaire d’une dizaine de centimètres, “Si tu te coupes tout, tu feras tomber toutes les filles” (enfin, je ne me souviens plus de ses mots exacts mais il n’y avait pas ce double-entendre absolument terrible). La brune, qui était là à ce moment avait acquiescé. En me coupant les cheveux maintenant, c’est à elles que je faisais confiance. Ce n’est pas rien de faire confiance à une fille au sujet d’une décision qui peut les faire toutes tomber. Alors laisser cette confiance aux mains de deux filles qui en plus de ça sont amies l’une de l’autre mais aussi de moi, c’est comme affuter un archet aux mains d’un empereur : il n’y a aucun motif de comparaison! Pour en revenir à ces deux charmantes personnes, dont le jugement avait je le rappelle acquis ma confiance sur un point hautement sensible, elles étaient du même avis. Bon, j’ai failli ommettre le fait que juste après ma coupe j’avais passé un bout de quality time avec la plus brune de ces demoiselles au moment des vacances ; laquelle s’était fendue de maints qualificatifs à mon endroit, parmi lesquels était le définitif “joli garçon”. Confus, je la remerciai pour cette avalanche de compliments tout en me demandant par devers moi ce qui avait pu la provoquer. L’avalanche, pas l’amie. Mais revenons au temps qui nous occupe ; alors que nous devisions, les deux furent du même avis. Et l’amie blonde, avec le même applomb que sa voisine une semaine plus tôt en des lieux fort éloignés de l’école, porta le même jugement : “joli garçon”. Ce qui me laissa profondément redevable envers ces deux consoeurs dans le conseil (et d’ailleurs, puisque je sais que tu vas me lire, merci encore (même si je crois te l’avoir dit en faisant ma figure de petit garçon modeste)). Désormais, quoi qu’elles me disent de me couper je couperai, si tant est qu’elle avancent l’argument que-ça-fait-tomber-toutes-les-filles.

Parce que les filles, elles tombent. Parfois c’est moi qui tombe. Je tombe et retombe continuellement pour certaines filles. Comme ma ptite-filleule-de-l’école, qui me fit remarquer que nous avions tous deux profité des vacances pour passer chez le coiffeur. Elle avait opté pour une couleur rouge, mais je vous ferais savoir que si l’on avait échangé de coiffeur, des cheveux cours lui seraient beaucoup moins bien allés. Et moi j’aurais eu l’air ridicule avec des cheveux rouges. Mais elle, ça ne lui rendrait pas justice que de dire que ça ne lui va que bien, hein… elle les porte avec la grace naturelle de quelqu’une qui porte des cheveux rouges mais à qui ça va bien… et qui le sait… voilà. La dernière fille sur qui je suis tombé était en train de discuter avec l’amie brune et l’amie blonde. On dit parfois que les coïncidences, c’est l’ironie du hasard, et là, coïncidence, ironie, hasard, cette fille est rousse. Enfin, c’est peut-être un blond vénitien aux reflets roux, qu’en-sais-je… toujours est-il que je me suis rentrouvé à ne plus savoir où donner des yeux alors que j’essayais de me maintenir à flot dans le courant incessant de la conversation, menée si adroitement par les deux amies aux chevelures si différentes…

Et s’il m’en souvient bien, cette dernière discussion de la journée scolaire menée avec ces trois charmantes créatures tourna autour … des cheveux.

Mardi. Depuis quelques semaines, ce jour là se dressait pour moi une obélisque de métal lisse dans un brouillard laiteux : sans aucune aspérité pour y accrocher une métaphore. Toujours est-il que dans ma classe, le sujet de ma coiffure était éventé. Pas à cause de la brise frisquette qui souffle depuis quelques jours sur Bordeaux, mais bien à cause du manque de renouvellement de mon concept. Malgré celà, il y avait un prof qui n’était pas au courant, et qui (une fois remis de sa terreur initiale) prouva une fois encore que les grands esprits se rencontrent et que parfois même ils vont prendre le thé ensemble pour papoter. Mais las! je dévoilais la chute avant d’avoir exposé l’affaire! Pour bien saisir, revenons l’autre soir. Ma nouvelle coiffure était nouvelle, et je n’étais pas encore retourné à l’école. Je me demandais comment les gens réagiraient, et je m’étais dit que ce serait amusant de me faire passer pour mon frêre jumeau, celui qui a été perdu à la naissance (Pierre-Alfred, si jamais tu lis ça, sache qu’on t’aime quand même) en prétextant une maladie de ma part pour motiver le désir de mon frêre jumeau de venir en cours à ma place. Mais c’était dans les limbes qui entourent le sommeil, je n’ai donc pas donné suite à cette idée. Et voilà que mardi matin, donc, un professeur des plus porté sur les choses de l’humour, me déclara sans se démonter que j’étais mon frêre jumeau, et ensuite de faire circuler le bruit qu’en vrai j’étais nouveau à l’école et que !!! c’est son frêre jumeau !!!. C’est d’ailleurs le même professeur qui nous a fait remarquer l’absence de pigeons volants dans Bordeaux. Comme quoi on peut allier acuité de l’esprit et finesse de l’à-propos.
Then I met Valentine. She’s my english teacher. Well, my former english teacher. Well, my english teacher from when I had english lessons, not my teacher of “former english” whaterver it might mean. Oh-oye, woulde it be olde Englishe? So, well, she was like, you know, what have you done to your hair? and I was more like, well, I wanted to get rid of it, see? and she was like wtf it wuz a part of yuor charatcer of youre persenalety and i wuz liek olololllololol!!!1!11!! i wantd to git teh fukc out of it ololol & she stfu`d me. The end. No, it real reality, it was more like that:

The English Professor (who actually is a she) - Oh, my God, what hast thee done to thy hair?
The Handsome Joachim - Please, please dear teacher, thou canst call me by my name, ’tis Joachim!

Dang, that wasn’t right either. The fact is, my exchange with her regarding my hair was far more interesting than all the discussions I had the previous day, whatever the count-the-boobies-divide-by-two number of girls I spoke with. We discussed about the motivation behind it, and my crude english was merely good enough for her to understand me. For my defense I wasn’t warm. And my english is much more gentler when I write it.
Valentine était awesome, mais il y a aussi eu Anne-Marie, dont le regard était beaucoup plus jeune alors qu’elle me faisait remarquer que je m’étais fait couper les cheveux. Bref, ainsi que je l’ai ajouté a tel prof dégarni qui se trouvait dans le périmètre, je les fais toutes craquer.

C’est inéluctable.

Je suis même allé faire de la figuration dans un cours d’étude de modèle vivant (dessin de nu), mais en tant que figuration c’était surtout aller dessiner avec les autres élèves, même si ce n’était pas du tout ma classe. Toutes les filles, du moins celles que je conaissais, m’ont fait remarquer que j’avais eu raison de me couper les cheveux. Toutes, sauf une, que je connais quand même mieux que les autres, et dont les cheveux bruns descendent au moins jusqu’au. Et à son avis, me couper les cheveux était une mauvaise chose. C’est pas mal comme ça, c’est peut-être mieux … mais c’était quand même mieux avant. Sa voix ardente se dresse à l’encontre de toutes celles de, heu, l’adversité 555555555555555555555555555555555555555555555555555555555555555 777777777777777777777777777777777777777777777777799999999 99999999999999999666666666666666666666666666666666666 22222222222222222222222222222222221111111111111111111111133 333333333333333333333333333333333333 ———————–+++++++++++++++++++++++ ************//………………… 444444444444

Suite à cet intermède numérique causé par un nettoyage incongru du pavé numérique, je reprends.

Bref, il n’y a qu’une seule personne qui pense que mes cheveux longs étaient mieux quand ils l’étaient, avant. Le reste n’est qu’un parterre de girls laudant le fait que l’on peut maintenant voir mes grands yeux pleins de cils et que sous la douche j’utilise moins de shampooing.

Comme un prof me disait, en plus c’est bien timé pour les filles, c’est bientôt le printemps ; à quoi je lui ai répondu que pour moi, le printemps durait toute l’année.

Mon nouveau style, Le Tigre (après Blue Steel et Magnum), est juste incredibly awesome. On verra bien qui je croise demain.

Il y a pour l'instant 3 réactions à ce billet. Vous pouvez réagir ou faire un trackback depuis votre site.


Réactions

Il y a pour l'instant 3 réactions à ce billet. Réagir ...

  1. 1 Mar 2006 - 22:32 arsenium
    so……..whom did you shagged amongst all those bitches ?
  2. 2 Mar 2006 - 17:06 Kmila
    hé bien j’ai entendu dire que cette nouvelle capilarité t’allait fort bien.
  3. 2 Mar 2006 - 23:29 la brune
    j’adore avoir raison !

Réagir...

Si votre commentaire ne s'affiche pas directement, il est probable qu'il soit gardé pour modération par mon filtre à spam, auquel cas il apparaîtra bientôt sur le site. En cas d'erreur lors de l'envoi d'un commentaire, n'hésitez pas à m'envoyer un mail...

Lignes et paragraphes automatiques, l'adresse e-mail n'est jamais affichée. Un peu de HTML est autorisé.

Fil RSS 2.0 des commentaires de ce post.