Comme il est un peu tard, je reporte la rédaction de ce post à plus tard encore, mais après avoir dûment dormi.
En un mot, c’était très bien.
En deux mots, c’était vraiment super classe.
On est arrivés pendant le premier set, à savoir VHS or Beta. Avec un nom comme ça, ce ne peuvent être que des petits jeunes qui replongent dans une atmosphère musicale années 80. Donc le chanteur a la voix de Robert Smith, ils sont tous habillés en fluo et la musique est un peu sans intérêt. Enfin, bon, c’est pas non plus le truc que j’attendais.
Les Arctic Monkeys sont arrivés ensuite. Comme c’est du rock-pop anglais, il y a eu tous les moins de 18 ans de la salle qui ont pogoté, slamé et tout. Quand l’un d’entre eux s’est propulsé sur la scène et a renversé le pied du micro sur le chanteur, ça n’a pas été top. C’est un peu comme si pendant que tu écoutes l’album y’a une voix de gros lourd qui raconte comment il aime le groupe, et que t’entends plus rien de la musique. Enfin bref. Ce qui est marrant chez les Arctic Monkeys (les singes de l’arctique, oui monsieur) c’est qu’ils sont très jeunes … et que le manager-roadie-gros bras, ça avait l’air d’être le papa du batteur, et il faisait le con en coulisses. De la bonne musique.
Bon, après y’a eu The Go! Team. J’étais dans tous les sens pendant ce set-là. Parce que bon, déja que c’est pas n’importe quoi sur leur album, en plus sur scène, c’est vraiment pas n’importe quoi. Déja, ils sont six, trois fillles, trois garçons et deux batteries, trois harmonicas, trois guitares, une basse, un banjo, un harmonéon et un xylophone. La batteuse, c’était une petite asiatique en haut rouge, avec des longs cheveux dans les yeux, et quand elle joue, c’est une furieuse. On m’a dit de The Go! Team que c’était de la musique de cheerleader. Vrai, on peut vérifier ça vu que la chanteuse, une jolie noire bien roulée, avait une jupette jaune, un tank-top, des chaussettes montantes et dansait dans tous les sens lorsqu’elle ne chantait ni ne scandait ses paroles. Pis la guitariste. Encore un exemple avec la batteuse qui venait corroborer avec ma théorie selon laquelle les asiatiques (filles ou garçons) sont Universellement Trop Forts. Elle était dans un tel trip quand elle jouait de la guitare que ça la faisait rire toute seule les yeux fermés alors qu’elle plaquait ses riffs à l’aide d’une baguette… Les garçons aussi étaient bien frappés. Y’en avait un qui jouait de la guitare, de l’harmonica, de la batterie et du clavier, mais pas en même temps. Et quoi qu’il jouait, il bougeait partout, perdu dans sa musique… Pis aussi un guitariste/banjoman/bassiste et un bassiste/guitariste, si je ne me trompe pas. Mais ils avaient des dégaines beaucoup trop « normales » par rapport aux autres. Too bad. La musique, quand on l’écoute sur leur CD, c’est un joli méli-mélo d’inspirations qui vient de partout. Rock, hip-hop pour ne citer que les plus flagrants, mais on peut trouver de tout. Et sur scène, y’a beaucoup plus de guitares et donc c’est un peu différent. Mais on comprend beaucoup mieux ce qu’on entendait auparavant. On comprend la dynamique du groupe, les instrumentations et tout ça… C’est pas simplement génial, c’est tout bonnement énormissime. L’impression que j’en avais en les voyant partir, c’était juste « ho putaingue, c’était plutôt sympathique… »
Pis pour finir, le plus important de tous, Devendra Banhard. Ou, le renouveau du folk-hippie avec des cheveux et des barbes. Bon, j’ai pas abordé ce set avec toute ma tranquilité d’esprit, parce qu’il a fallu que j’aille me dégourdir les jambes pour qu’un post-ado trendy-überfashion me pique ma place au presque-premier rang, un mec genre « regardez moi que je me dandine en rythme », encore plusse poseur que moi, avec des lunettes à montures épaisses, genre « j’ai appris à lire récement » ou plutôt « oui, tu vois, moi aussi je ressens des choses ». Un peu plus et il avait des cheveux aux mèches bien gominées qui partent dans tous les sens…
Enfin oué, faut dire qu’il m’avait piqué ma place, donc j’ai le droit de le traîter de casse-couille et de ne le juger que sur la base de l’image qu’il projetait de lui. Tout ça pour dire, Devendra Banhart est le messie revenu sur terre, y’a pas à se dandiner sur sa musique, il faut juste se débarasser de toutes ses posssessions terrestres et aller vivre en ermite dans une communauté de San Francisco. Je ne sais pas s’il a inventé grand chose, mais ses compositions s’approprient un gros tas d’influences et le résultat est vraiment pas mauvais. Il apporte une image d’ »authentique », de vieux meuble patiné mais plein de découvertes heureuses surprises. Comme ça, à un moment il a fait monter un membre du public sur scène pour qu’il chante une chanson (une excuse pour aller boire du vin dans les coulisses, je suppose). Bref, un grand moment tout calme, tout rock, tout folk et tout génial.
Une bonne soirée, quoi… en trois mots, je dirais qu’elle était über.
Demain, je vais au concert de Sébastien Schuller, le mec qui fait de la musique pour les filles et pour les garçons qui aiment les filles.
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Fil RSS 2.0 des commentaires de ce post.

9 nov 2005 - 14:42 Kmila
tu y retournes ce soir ?
9 nov 2005 - 14:42 Kmila
9 nov 2005 - 17:39 Joachim
En ratant The Go! Team t’as vraiment raté quelquechose … c’était énorme :)
9 nov 2005 - 20:24 Saryon
Ca avait l’air un peu uber cool !
9 nov 2005 - 21:38 Joachim
2 déc 2005 - 15:58 Clémentine
Cela dit, même réaction que vous m’sieur, a la fin, j’suis sorte me dégourdir, pas moyen de retrouver le premier rang apres ça, ma bon, à la place, quand on parle au groupe cité ci dessus (yum!), on ne se plaint pas.
Aureuvoir.
2 déc 2005 - 18:47 Joachim
à quel groupe as-tu pu parler, après??
6 déc 2005 - 17:56 Ben