Le Blaugue

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Annonce

30 juin 2005

Demain après midi, je m’engage pour un long périple qui m’amènera sur les rives sinueuses du fleuve Seine, dans la ville que l’on appelle Paris. Mais ma route passera d’abord par la lointaine contrée de Bretaigne, où je ferai ribote aux côtés de mon cousin, à l’occasion de ses noces avec une fille du pays.

Ce sera là l’occasion de moulte ripaille, débauche et de ribauderie. Notre célébration s’étendra dans la nuit et nous ferons bombance jusqu’aux aurores mauves. Ainsi, nous nous gorgerons de liqueurs enivrantes et de vins irisés, et notre table sera garnie de plats aux saveurs étranges et subtiles. Les meilleurs troubadours et conteurs qui puisse parcourir la province seront rassemblés pour divertir la masse opulente des invités et nous faire oublier pendant la durée d’un soir les hideurs de ce bas-monde. Vrai, cette nuit d’union sera un jour faste comme l’on en voit rarement.

Puis, alors que nous nous remettrons de cette fête, je serai acheminé vers l’est, vers Paris, la glorieuse cité si souvent copiée mais jamais égalée.
Ah, Paris…
Je projette d’y rester deux mois complets. Durant ces deux mois, je serais en stage de formation au noble métier de communicant visuel, mais j’aurai certainement le samedi et le dimanche chômés car je ne suis pas encore un maître dans cette profession.
Deux mois, c’est long. Je suppose que ma douce cité bordelaise me manquera, mais les aléas de l’existence font qu’il faut parfois jeter un pont entre le passé et le futur, et que ce qui n’est pas encore chassé n’est pas à vendre. Et que l’estomac qui se pourlèche les babines n’a pas d’oreilles.

Le truc moins bien, c’est que ma trèès chèère tâânte a fait savoir qu’elle désirait que je portâsse point mon chapeau lors des festivités. D’accord, j’accepte sans problème que l’on ne veuille pas de mon exhibitionisme capelliforme. Mais j’aurais quand même préféré qu’elle me demande ça personellement, et que ce soit à moi qu’elle adresse le problème. Parce que je trouve ça très impoli, de « faire savoir que ». Et je compte bien le lui faire comprendre, enfant gâté que je suis, qui s’imagine encore que ses oncles et tantes pourraient le considérer comme quasi-bientôt-presque-adulte.

Enfin bon, comme on dit: Que ploviot de el galoupiot, que traviot ni an piruchot.

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Réactions

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  1. 1 juil 2005 - 20:56 bibi
    triiiste :’(