Ces deux ou trois dernières semaines, la vie n’a pas été si intéressante que je ressente le besoin urgent d’en parler. Pas vraiment d’aventures infimes, d’inspiration soudaines, de discussions inoubliables mais vite oubliées, d’échanges chaleureux ou de propositions audacieuses. Enfin si, tout plein. Mais à vrai dire je ne savais comment aborder tout ça.
Tout a commencé lorsque …
non, je vais prendre à reculons. bousculons un peu la trame narrative.
Finalement ils sont tous allés manger chinois.
Je suis allé ce soir au vernissage des Journées Portes Ouvertes de mon école (l’ECV Aquitaine, quai des Chartrons). Les années précédents j’avais participé à l’accrochage des travaux, mais pas cette année pour cause d’emploi du temps mal fichu et de manque d’envie. L’an dernier, j’avais été exposé dans la plupart des cours que l’on avait, sauf le en Dessin d’Animation. J’ai pu redresser le tir, parce que là, je n’ai été affiché qu’en dessin d’animation. Cette année, j’ai été globalement un peu déçu du niveau des travaux, mais je mets surtout ça sur le fait que comme je suis plus vieux je suis plus critique et que je suis désabusé et aigri. Enfin bon, toujours de très bons boulots, de jolies choses mais pas vraiment d’âme. Je n’ai rien trouvé qui m’ait vraiment fait trembler jusqu’aux tréfonds. Les années d’avant, il y avait des choses vraiment incroyables. Ou bien j’étais juste jeune et inexpérimenté. Enfin, trève d’autocommisération. C’était ptet un peu plus pour les gens que je suis venu. Voir tout le temps la même classe d’empotés asociaux Nouvelles Images qui mettent leur point d’honneur à ne pas apprécier l’enseignement apporté sous prétexte d’organisation lamentable au sein de l’école (l’organisation lamentable ou le matériel salement poussif, au choix), ça court sur les molaires. Je comprends très bien les revendications mais j’en ai marre de ces zombies apathiques dont je fais – hélas – partie. Non, je les aime bien au fond. C’est juste que je ne vois pas grand monde autrement…
Les gens, c’est avec eux que j’ai pu échanger, discuter, rigoler… J’ai pu discuter avec des professeurs que l’on croise trop rarement, ceux dont le savoir transpire comme la sueur sur le front d’un constipé sur le trône… J’ai même pu récupérer ces paroles pleines de sagesse, que je retranscris ici pour la postérité:
Titine Sardine
Tonton Merluchon,
La Grosseur De Tes Miches
Me Fait Gonfler Le Saucisson
Un presque-double haïku. C’est dire s’ils sont forts, mes profs. Et puis ça me fait penser, j’ai vu aussi des fillles… Parce que cela va sans dire, lorsque dans une classe il n’y a que deux filles c’est assez bien de pouvoir en croiser d’autres. Surtout les plus mignonnes de l’école, tant qu’à faire. Genre, Celle-Dont-Je-Suis-Le-Parrain et Celle-Dont-Je-Sais-Maintenant-Le-Nom, ou bien Celle-Qui-A-Parfois-Des-Collants-Rayés et Celle-Qui-A-Un-Joli-Accent-Chantant-Du-Sud. Mais ces deux là, elles sont plus ou moins rousses et aussi en ECV3, donc c’est plus dur de les voir, pis à la fin de l’année elles ne seront plus à l’école, c’est con. D’ailleurs l’une d’entre elle a des jambes à causer des torticolis. C’est une qualité rare que je sais apprécier chez les filles. M’enfin ce n’est pas tout. Se croiser et se demander comment on va c’est bien joli, mais pouvoir discuter un peu, voire beaucoup, c’est aussi mieux. Une petite demi-heure de discussion avec trois ou quatre élèves de prépa, c’est sympa. Ils ont peur, un peu, ils appréhendent ce qui va se passer. « Quoi, un ordinateur? Mais je saurais jamais m’en servir!! » ou autre « Ah bon, NI c’est bien? Cool! » … Enfin, je veux dire, j’étais comme ça peut-être aussi. Discuter avec des autres niveaux, j’aime bien, on découvre plein de choses auxquels on aurait du penser lorsqu’on était à leur place. En fait, les gens c’est pas mal mais parfois aussi c’est bien.
Ah, et puis un dernier truc au sujet des JPO. Le petit Film réalisé par quelques ECV2. Des bouts de vidéo du week-end d’intégration, des plans pris sur le vif, même une ou deux photos à moi… Vraiment, une très belle réalisation. Le meilleur de l’expo, sans conteste. Au début, j’aurais pu participer à l’élaboration de cette vidéo. Mais j’étais completement à plat fatigué, j’étais pas très chaud lorsqu’ils m’ont proposé. J’ai pu essayer d’aider, sans vraiment essayer. Quand j’ai vu le résultat j’ai regretté de ne pas avoir été de l’aventure. Mais bon, je ne pense franchement pas que j’aurais pu apporter grand chose au film. Des petits moments à l’école, des souvenirs de déja-vu, ce prof qui à lui seul réinvente le burlesque, cette fille non identifiée qui trébuche, ce costume plouc de la soirée d’intégration, tous ces petits trucs mis bout-à-bout m’ont émus. Les auteurs peuvent être fiers de leur film, ça m’a fait envie d’aller à l’ECV. Dommage que j’y sois déja.
Ce matin j’ai vu ça, et ça m’a fait sourire tout plein. Une image peut dire dix mille mots, mais là un seul m’est venu à l’esprit. C’était un mot qui n’existait pas, ça sonnait comme braverlipopette!. Pour la principale concernée, c’était plutôt Gasp!. Le monde est beau, c’est le printemps. Etolane, je ne te souhaite que du plaisir pimenté de plein de bonnes choses. Et un tout petit peu de drame quotidien sans importance, mais auprès duquel on peut savourer le vrai bonheur.
La semaine de Compositing touche à sa fin, mais ça n’a pas toujours été ainsi. Lundi, j’aurais écrit qu’elle allait commencer. Manque de bol, j’étais en train de jouer au jeu vidéo dont je suis le jedi. Mardi aussi, et mercredi un peu, aussi. Et ça va recommencer demain, si je ne trouve rien d’autre à faire.
Hier j’ai succombé au blog de Boulet. C’est pas juste. Ce mec est un putain de génie et pas moi. Ce mec a un putain de coup de crayon, qu’on voit changer, qu’on voit évoluer… et pas moi. Il trouve toujours le mot, l’image, le parallèle qui apporte le rire. Et moi jamais, sur le papier. Par amour/jalousie/haine secrète je ne l’avais pas mis dans mes favoris de lecture de webcomics, puis par impossibilité je n’ai pas pu le mettre dans mon aggrégateur (ça vient quand, le RSS de son blog? Et tant qu’on y est, elles viennent quand les images dans les RSS des blogs 20six?), mais hier, après avoir relu en grand sourire trois mois de blog, je me suis avoué vaincu. Ce mec est un putain de génie. Et bien je vais faire avec.
Depuis récemment, je rêve de plus en plus aux filles, celles que je connais. Pas toutes, mais certaines. Ce ne sont pas des rêves bassement physiques, et ça m’étonne presque, enfin, en même temps ils sont assez agréables. Presque tendres. Vrai, ça fait bizarre d’écrire ça* sur mon blog. Oué, tendres. En fait c’est ça, je ne les vois même pas en rêve, c’est juste une présence que je reconnais. J’effleure sa présence comme je pourrais effleurer sa peau, comme j’effleure la feuille avant d’y venir avec l’encre et la plume… Cette impression est comme l’apparition d’une déesse multiforme. Chacune de ses facettes est un détail d’une fille que je connais. Le sourire de celle-ci, parfois. Ou le nez de celle-là, et la façon dont son nez est rattaché à ses lèvres… ou juste le pli du menton. Ou les petites marques que personne n’aurait remarqué. C’est peut-être du désir refoulé, de la masturbranlation intellectruelle, je sais pas exactement.
C’est le manque qui se manifeste. Et de façon sournoise, qui plus est. Et depuis peu, ce n’est pas seulement pendant mon sommeil que j’ai ce poids sur le coeur, c’est aussi en d’autres moments tout aussi étranges… Pendant que je tue des gredins au sabre laser, par exemple…
Dans d’autres nouvelles, un ami cher part bientôt sans que l’on sache quand on se reverra pour de vrai, une petite idée de projet commence à faire son chemin, d’autres projets sont plus ou moins en point mort. Et j’ai presque fini mon moleskine. Juste une promesse à tenir et il sera terminé. Par contre, cette promesse est à quelques pages de la fin, il faudra attendre pour voir le prochain carnet.
*: Tendre, tendresse… toujours ce petit pincement, comme si je brisais un serment tacite qui ferait que les mecs, ceux qu’ont l’appareil reproductif comparable à celui d’un cheval, ne devraient pas parler de choses contraires à la nature (virile) sur leur blog. Comme la tendresse, l’amour aveugle ou autres conneries du genre. Quand un vrai mec parle de fille, c’est pour parler cul/nichon et combien de fois il se l’est faite. Un mec qui déroge à ces règles et qui parle de choses sensibles, sentimentales, ça doit pas en être un vrai.
Il y a pour l'instant 3 réactions à ce billet. Vous pouvez réagir ou faire un trackback depuis votre site.
Il y a pour l'instant 3 réactions à ce billet.

1 avr 2005 - 0:45 Kalhy
1 avr 2005 - 10:23 Saryon
2 avr 2005 - 10:16 Joachim