Le Blaugue

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what to do when there’s something to do and someone to think of?

09 nov 2004

J’ai envie d’autre chose. Brusquement. Comme ça là, 1 2 3.

Alors j’écoute les 22-20’s en espérant pouvoir identifier ce qui fait que j’aime ça très fort à la première écoute, un peu comme TMGE couplé à TSD avec des tas d’autres bouts de rock pleins de chanteurs qui racontent comment les womens act like hurricanes and try to find someone to blame. Ou quelque chose comme ça. Demain ils passent à Barbey, en face de chez moi, et je ne peux pas y aller parce que je manque cruellement d’argent. A propos de ça et d’autre chose, j’ai completement zappé l’autre évennement, faut que je trouve le temps de me rattraper dans les 48h. Vite.

Mais là, en fait, c’est pas que ça va pas, c’est juste que soudainement une verve gratuite et subite m’a pris. Pourquoi avoir un espace d’expression et ne pas l’utiliser?
Je ne parle pas d’y mettre une merde mal orthographiée, ou un lien sans rien, ou même un simili-haïku sur la tristesse d’être seul causée par la solitude malheureuse… Je parle d’écrire. Comme ça, sans filet, sans crayon et sans papier. Sans rien en attendre ou en retirer, sauf peut-être le sentiment d’avoir contribué au remplissage (pourtant inéluctable) de ma base de donnée. Les dictons pseudo-poétiques dans mon pseudo MSN, c’est pas tellement adapté pour exprimer le truc. Ecrire. On a tous oublié comment on faisait. Le on, là, c’est moi l’auteur. C’est donc celui qui lira ça aussi un jour, dans un cycle ou deux. Peu importe. J’ai vu l’autre jour des collages. Avec de la peinture. Un journal pictural. J’en vois plein, en fait. Je recherche ça. Le mien fait pâle figure en tentant d’imiter la richesse des autres. Ecrire ou coller, c’est la même chose. Les fragments se collabent les uns aux autres, que ce soient des lettres, mots ou morceaux colorés z’et texturés. C’est naturel. J’ai eu besoin de ressortir mes gouaches, mes pinceaux, mes mots et mes idées.

Je n’ai rien eu à dire, pendant un moment. Rien à dire, c’est être heureux, peut-être. Je suis heureux et conscient, mais maintenant il faut que j’évacue un peu. Un besoin urgent. Une nécessité. Je bous, je tremble je tangue, j’accroche…

Et d’un coup tout s’assagit.

C’est pas que ça ne va pas. jusqu’ici tout va bien. L’atterrisage se fera sans scrupules, mais qu’importe?
je ne suis qu’ici.
et ça n’est pas pour longtemps, je le sais. Dans deux semaines, tout aura changé. Et si je dis tout, c’est parce que je ne sais pas exactement ce qui aura changé. Des futurs s’offrent à moi, qui ne sont pas conditionnés par des gros choix, mais par d’autant plus de petits choix qu’il y aura de moments-clés. C’est le calme avant les bourrasques. Mais ce calme est relatif. Toujours ces vagues, ces trucs qui m’entrainent plus loin de mes rivages…

Ce soir, j’ai collé des images, j’ai mis de la couleur sur des pages blanches, tout comme hier soir j’avais collé des mots sur cette page ci. Les images, à coller, c’est plus facile que les mots. J’ai envie d’ajouter des gouttes d’eau sur les pixels, pour voir l’encre qui coule. Ce serait marrant de jeter de la peinture, la voir couler et recouvrirles lettres. Ce serait rigolo, non?

Non, je ne vais pas mal. C’est pas mal que je vais. Enfin, je crois pas. Ou pas encore. Tant de choses s’apprêtent, que je ne sais plus quoi penser. Ou bien la vie et son carnaval de vertus ligotées poursuivra simplement son cours. La semaine dernière, la fatigue m’a pris au dépourvu ; je ne m’attendais pas à trouver cet état là m’attendant juste après les vacances. C’est exactement ça. Maintenant je suis fatigué et je vais aller me coucher. Je respire un grand coup, je ne reprends pas ce que j’écris. A mesure que mon cerveau se réoxygène, j’écris plus vite. Mes doigts aussi ont du être réoxygénés. Je n’ai même plus envie de regarder le clavier. C’est particulièrement marrant quand les doigts d’une main sont décalés par rapport à l’autre. Mais ça n’a pas l’air de m’être arrivé là, donc tant pis. On va juste dire que je voulais dire que je suis fatigué, mais en fait je crois que ce n’est pas la bonne raison. La fatigue fait partie du problème, mais celui-ci est encore beaucoup trop grand pour moi, pour pouvoir espérer en tirer une vision d’ensemble.

« De l’influence des sandales sur l’humeur. »
Cette année, j’ai gardé mes sandales jusqu’au 31 octobre. Pourquoi donc? Le trente et un octobre, il faisait froid, quand je suis allé au cinéma avec une amie. Il faisait froid quand on a mangé un sandwitch en parlant de dessin, de l’école et du film qu’on avait vu. Et pourtant je les avais toujours. Le lendemain, j’ai sorti mes chaussures fermées. Tout ça parce qu’à la rentrée, je me suis dit que si je chaussais des sandales jusqu’à la fin du mois d’octobre, je serais heureux. Je l’ai été. En fait, je ne sais pas si je me l’étais dit. Mais le premier novembre était la date à laquelle je devais changer de chaussures. Je l’ai fait … Et jusqu’à ce jour là j’ai été heureux. Le lendemain, l’école a repris. Une fille m’a souri. Rien ne va plus. Impair, passe et manque. Le ponte gagne. Mr Bond, les jeux sont faits. etc… Une immense table de black jack. Si elle tombe sur pile, je fonce. Si elle tombe sur face, je fonce. Si je ne peux pas la lancer en l’air, ce sera mon excuse pour ne pas avoir foncé.

Pile ou face. Foncé ou clair. Bonheur ou malheur. Sandales ou fermées. Ordre ou chaos. Changement ou continuité. Liste ou opposition.

Un peu d’encre a coulé là où elle ne le devait pas. Promis, la prochaine fois je saurai. Et je ne mettrai pas autant d’encre. N’empêche que c’est dans ces taches qu’on voit le futur. Là ça veut dire que je serai célèbre. Là encore ça veut dire qu’un jour j’écrirai quelquechose que je pourrai vouloir effacer deux minutes après. Cette dernière prédiction était extremement proche de la ligne ténue qui sépare le passé de l’avenir, et qu’on apppelle le présent. (et depuis, cette ligne a été effacée)

Je viens de nouveau de me faire avoir, et salement. Cette fois, c’est par un ajout de drawing gum sur une couche d’encre pas encore sèche. Et l’application par dessus d’une autre page sur laquelle j’avais aussi appliqué une couche de drawing gum. Là c’est le déchiring gum. Et ça me donne envie de montrer au milieu de cette composition ce qu’il y a sur la page suivante. Allez, on y va. Mais tenez-vous la main, parce que je ne veux pas d’histoire. Que ça ne termine pas comme dans ce film où à la fin il ne reste plus que deux. Ce serait con, tout de même. N’allez pas croire que la mort est un jeu de pile ou face. La table de backgammon est bien trop lourde à lancer, de toute façon.

Ne vous étonnez pas, de toute façon on n’évacue que par les égouts*.

(* imaginez un peu le boulot du conservateur du musée des égouts de paris)

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Réactions

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  1. 10 nov 2004 - 22:46 Clodagh (requise)
    moi j’aime pas les gens qui mettent des chaussettes sous les sandales