La procrastination, quoi qu’en puissent dire tout un tas de têtes bien pensantes bardées de diplômes, c’est un toute une manière de vivre. Mener à bien une procrastination est aussi satisfaisant que lire un bon polar ou placer « ZAPOYOKO » avec mot compte triple au strip-scrabble.
Procrastiner, au début, c’est simple. On remet au lendemain ce qui était à faire pour la veille. Tout le monde a fait ça, même si certains ont pensé à le faire mais l’ont remis au lendemain. Je dis bien, le début c’est simple.
Mais, plus la date fatidique approche, plus le fardeau procrastinatoire est dur à porter. Toute une série de symptomes décrivent le cheminement spirituel qui va finalement mener à l’exécution dudit fardeau procrastinatoire. La période entre laquelle les symptomes commencent à se faire sentir et la date fatidique est directement proportionelle avec le temps qu’on aurait du mettre à l’exécution, que l’on multiplie par l’importance accordée à la chose.
On peut aborder toutes ces étapes en quelques heures, mais le cheminement peut parfois prendre des semaines, et dans n’importe quel ordre.
Le déni : c’est pendant ce temps qu’on se lance dans un tout autre projet, pour soulager notre conscience qui a peur d’accepter le fait qu’un jour ou l’autre il faudra bien faire le boulot. Généralement, durant cette période on est imperméable à toute mention extérieure portant sur le boulot procrastiné.
La colère : Pourquoi faut-il que je fasse ce truc? Pourquoi j’ai pas plus de temps? Là , on s’énerve contre tout, contre rien, et surtout contre tout ce qui pourrait rappeler la date fatidique. Bordel, pourquoi je l’ai pas fait y’a deux semaines, alors que je m’emmerdais en me demandant ce que je pourrais faire pour procrastiner ce que je suis en train de vivre actuellement ?
La négociation avec la procrastination : « Bon oké, je vais faire ce truc, mais seulement si je peux faire ceci avant » « … et pis ça aussi, j’aimerais bien le terminer avant ». La date fatidique, mais on trouve toujours quelque chose de mieux à terminer avant de se mettre au boulot. (souvent, cette phase voit l’aboutissement de projets débutés pendant la phase de déni)
La dépression : On écoute en boucle les mêmes chansons, celles où y’a des gens qui crient à d’autres gens qu’ils les aiment, avec des guitares et tout. C’est le temps de la tristesse, où l’on voit qu’il n’y a plus d’échapatoire et qu’il va falloir se mettre au boulot.
L’acceptation : Finalement, on se met au boulot. C’est une période très calme que l’on ne voit pas arriver, on arrive à se concentrer sur le boulot de façon très intense…
J’ai toujours mon rapport de stage à terminer… Mais je ne pouvais pas laisser passer l’occasion d’un tel post, hein?
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12 sept 2004 - 12:50 laurent
http://www.fkdl.com/
Méthode[n]:
Scoring > Collé …
Et quand c’est trop : ZAPOYOKO !
Allez faire une bonne marche dans un parc,… regardez ces pompes tout le long, rentrer et penser à soi, après, it’s the same thing !
12 sept 2004 - 15:16 Anomalie Anonyme Anomique
Alors que les vénérables maîtres-senseï du glandouilledo commençaient à se perdre sur les chemins de la recherche-action. Voici que débarque octolan avec sa description impressionnante de vérité des étapes de la procrastination, tel musashi…
16 jan 2010 - 22:50 christian