Et j’allais oublier le plus important…
Jeudi soir, c’était le concert. Enfin, c’était plutot sous forme de festival, mais petit, le festival.
Première surprise : j’étais pas le seul de l’ECV à me pointer au concert, y’avait aussi une bande d’ECV3, les dernière années. Oké, ça intéresse personne. Et y’avait aussi Romain, le copain que j’avais retrouvé par hasard au concert d’Air, mais que cette fois on avait prévu le coup de se retrouver, parce que lui aussi c’est un fan de Feist.
Deuxième surprise : c’est qui ces filles?. C’était le petit groupe d’entre les sets, comme nous le réalisâmes juste après qu’elles aient investi la petite scène du foyer de Barbey. The Bonnies, donc. Trois filles completement à fond, sur du matériel rustique (grosse caisse taillée dans un jerrycan, mélodica, guitarres parfois pas très accordées) qui ont enchainé des reprises de tubes plus ou moins classiques (Nancy Sinatra, the Supremes, mais aussi Vanessa Paradis, Kylie Minogue, Otis Redding ou les White Stripes), donc un peu influencées par le blues (j’ai bon, j’ai bon ?) ; et puis quelques compos persos, pour faire bonne mesure. Bravo les filles, c’était … dynamique!
Tamara Williamson, c’est la classe. Sa musique est comme elle ; engageante, avec un poil d’humour … les deux morceaux d’ouverture de set et les deux de fermeture (Paradise je crois qu’il s’appelle, et pis un autre façon disco qui parle de Michael Moore) étaient vraiment pas mal, mais entre ces quatre là ça flottait un peu …
Un bon premier set!
Ensuite, Laetitia Sheriff. Française, originaire de Lille, elle aime remercier toute l’équipe technique de la salle (vrai, personne n’y pense jamais, à eux…). Sinon, sa musique est vraiment intéressante. C’est beaucoup très noisy-electro-indie pop. On la compare souvent à PJ Harvey, et comme je ne connais pas PJ Harvey, ça m’a plutot fait penser à Elysian Fields (ce qui tombe bien, c’est qu’on la compare aussi à Elysian Fields, ouf!). Elle est bassiste, touche un petit peu aux claviers, et pour mon malheur mon stylo est tombé en panne d’encre, donc je n’ai pas pu prendre plus de notes. Ah, si, ses trois derniers morceaux étaient ses meilleurs.
Après, ça a été Feist. Comment décrire quand on passe tout le temps de son passage sur un petit nuage ? hum… vraiment, c’était la meilleure partie de la soirée. La grande classe internationale. Cette fois ci, elle n’était pas toute seule sur scène, y’avait trois instrumentistes qui sont venus ajouter un peu de profondeur. Et c’était pas tellement déplaisant, ça changeait de son interprétation toute dépouillée de son passage en première partie de Air.
Comment dire … elle est pleine d’humour. Elle s’amuse au moins autant que nous, quand elle est sur scène, et ça se voit. Elle est spontanée, généreuse avec le public … Enfin, que du bon, quoi… vite vite, la date de son prochain concert à Bordeaux ! (hum, elle passe au JazzFest de Nice, fin juillet. Et j’ai peut-être la possibilité d’avoir un pied-à-terre à Nice cet été. Et y’aurait plein d’autres gens super en concert (Keziah Jones entre autres). mwahahaha
Bon, et puis quand on est sur un nuage, pour en descendre c’est difficile. Shannon Wright était dernière, j’étais un peu fatigué, et même si elle fait de la bonne musique (quoi qu’un peu massive et lourde pour que je la trouve intéressante à cette heure là, surtout après Feist), j’ai pas accroché, je suis parti avant la fin (surtout que j’avais encore une couv’ de magazine à modifier pour vendredi, et que je venais d’avoir une idée qui la rendrait moins nulle). Shannon Wright, elle est pas très contente parfois quand elle est sur scène, c’est ce qui fait son charme et sa musique, mais c’est ce qui peut fatiguer lorsque la seule place trouvée est juste sous le caisson d’enceintes.
Toujours est-il que c’était une TRèS bonne soirée. Merci Feist et les autres =)
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3 mai 2004 - 13:51 emilie
voila c’est tout
haha.