[question réthorique]
Quelle personne célèbre a dit un jour « Montre moi ton cahier bleu, je te dirai qui tu es » !?
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Je ne vous en ai jamais parlé. Vous à qui je dis tout, vous les petits pixels qui aparaissez devant mes yeux et qui forment des lettres, puis des mots, puis des phrases, vous qui véhiculez les incohérences de mes pensées, vous les petits électrons infatigables qui parcourez jour et nuit par canicule ou par frimas les immensités rectilignes ou enroulées des cables électriques qui séparent des machines intelligentes d’autres machines intelligentes; vous même les machines, assemblages disparates de composants unis dans un même but, la surchauffe et la nuisance sonore, ainsi que le traitement logique d’influx électriques répartis dans l’affichage, le son et le plantage, les trois stades de votre cycle de vie duquel le mien n’aurait rien à envier; vous toutes, choses inanimées m’assistant dans ma tâche auto-arrogée d’Interface Fauteuil-Clavier; vous enfin tous les gens qui accomplissez comme moi certains gestes cruciaux comme des actes religieux (démarrer winamp, surfer sur le net, rebooter) et qui en ce moment parcourez cette phrase particulièrement indigeste, je n’ai jamais pensé à vous parler d’une des plus grosses fondations de ma vie. Mon Petit Cahier Bleu.
Il s’agit d’un concept novateur pour son époque. Lorsqu’on le remet dans son contexte historique, on se rend compte qu’il précédait beaucoup de créations qui l’ont suivies. A la croisée d’influences diverses et majoritairement différentes les unes des autres, le postulat de départ ne se révèle pas être une grande révolution, son originalité se révèle dans le fait qu’il s’agisse d’un immense creuset des réactions humaines. Comme un immense cahier couleur azur dans lequel un juge impartial noterait toutes nos actions, en y attribuant des coefficients en fonction de la nature desdites actions, et en prenant en compte divers facteurs. Quitte à lui même devenir facteur …
Le cahier, je ne le tiens pas vraiment, mon jugement se révèlerait trop subjectif. Ou objectif, je ne me souviens plus du sens de ces deux termes. Toujours est-il que, si vous avez bien suivi le début du texte, que je ne vous ai pour l’instant rien révelé d’extraordinaire (en même temps, sur mon blaugue, pour trouver quelque chose d’extraordinaire …)
Ce dont je voulais vous entretenir, et dont je ne vous ai laissé qu’entrevoir la couleur (et la forme, aussi un peu), c’est de mon bleu cahier.
J’entends déja les plus caustiques s’écrier « Quoi, un cahier bleu ? ».
Oui, parfaitement ! bleu ! comme le cahier de conjugaison en CE1 !
Oh, et puis zut alors, si ça continue comme ça, j’arrête de vous raconter ça !
Allez, après tout vous êtes gentils, donc c’est promis, un de ces jours je vous raconte vraiment ce à quoi ça correspond, cette histoire débile de cahier bleu ;)
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8 mar 2004 - 20:38 Reginald
Même pas vrai ! :
Wittgenstein
Juillard
8 mar 2004 - 20:41 Reginald
Wittgenstein : http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2070714500/ref=pd_ecc_rvi_1/171-0499639-8204238
Juillard : http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2203391030/171-0499639-8204238
9 mar 2004 - 0:42 Beleg
evidemment, je dois avouer que mes inspirations au moment de la rédaction de ce billet étaient fortement influencées par les courants de pensée dans lesquels je puisais mes idées, ce qui explique que ma réponse puisse apporter des éléments aidant à la compréhension à ce que je raconte.
D’ailleurs, quand on y réfléchit bien, ce n’est pas le cahier bleu lui-même qui est mis en exergue dans cette démarce que (visiblement) d’autres ont faite avant moi, mai justement c’est ce qu’ils ont à dire qui est dit, et rien d’autres!
Si Juillard souhaite illustrer une histoire ou Wittgenstein veut théoriser une idée, aucun ne le fait si simplement que l’immanquable ne puisse être discerné sous la couverture (azur, pour la rime)
d’aillleurs, et cela ne manque pas de crever les yeux, leur démarche est différente de la mienne, Juillard (par ailleurs plus renommé dans un registre historique) penche pour l’histoire d’amour, de préoccupation, la comédie de moeur(tre)s, tandis que Wittgenstein, alors agé de quarante-cinq ans, reprend à la lumière du » jeu de langage » l’ensemble des problèmes qui l’ont toujours préoccupé. Il montre en quoi cette notion permet d’échapper aux apories du sens, du solipsisme, et, plus généralement, de la métaphysique!
Nous pouvons dire que mon concept, même si d’autres y ont pensé ? leur façon, reste pur et neutre de toute influence, tant que j’arrive ? le maintenir dans cet « état de grâce » qui me permettra de toujours avancer sans jamais tourner casaque ni me détourner de mon but premier, qui est, comme tout le monde le sait, si évident que je n’ai pas ? le redire ici, sinon cela n’aurait plus de sens.
Sens dans lesquel je m’empresse d’abonder tout en avançant quelques retenues. Parce qu’après tout, hein …
9 mar 2004 - 21:44 Reginald
Est-ce un vrai cahier? Ou simplement la rubrique « journal » de ton blog? Quelles raisons t’incite à ne présenter ce travail que par le biais de phrases sibyllines (« aucun ne le fait si simplement que l’immanquable ne puisse être discerné sous la couverture « ) ? Est-ce honteux? Trop ambitieux ?
En tout cas je suis accroché.
9 mar 2004 - 23:11 Beleg
Ce cahier, je n’ai aucune honte à en parler, pas plus que de l’ambition (à part celle de vous informer en vous divertissant, vous, le groupe élu de lecteurs de blogs qui a choisi le moen dans votre promenade quotidienne …. mais pas vous, horde de technogeeks accrochés aux fils RSS comme autant de tarzans accrochés à leurs bananes .. parce que les commentaires en RSS, c’est NADA, NIET, NITCHEVO, RIEN :P )
lors de la rédaction du début de ce texte, il y a de cela six mois, j’avais projeté de le faire plus long. Mais lui ne l’entendait pas de cette oreille. Aussitôt j’avais commencé à l’écrire qu’il se mit à se débattre et à vouloir son indépendance propre. J’ai alors ampoigné ma plus grande assurance et je l’ai enfermé pour six mois. Le revoilà donc, amputé de sa fin, comme un golem sans jambes ou une banane qui en plus de manquer de peau, manquerait de bol.
Ce texte est donc l’introduction d’un texte futur, alors qu’il aurait du introduire un texte présent (ou passé dans le cas présent)(non, présent c’est le temps, pas le cas, le cas c’est accusatif). Texte qui aurait du expliquer puis démystifier ce cahier bleu ma foi relativement imaginaire. Mais dans l’absolu, dès qu’on formule une pensée, n’existe-t-elle pas du fait qu’on l’ait engendrée ? Ou le processus créatif est-il nécessaire pour le faire exister ?
De ce fait, il existe bien, ce cahier bleu… Mais il n’a pas grand rapport avec la rubrique « Journal » de mon blog … Sauf bien sur que jusqu’à présent je n’en ai parlé que dans cette rubrique …
La plupart de ce que j’ai formulé a son sujet possède en soi un sens, mais il se peut qu’un certaine proportion (dont la valeur est équivalente à l’ensemble des différences de produit du quotient du total par la fraction en question) soit exempte de cette contrainte de l’apport de sens, que j’ai choisi d’adopter pour faciliter le transport de l’information. Cela veut dire que si vous ne comprenez pas le sens de certaines phrases, ou qu’elles paraissent avoir une construction tordue, rassurez-vous, c’est sûr, pour moi aussi c’est imbitable.
Vrai, une phrase qui ne veut rien dire, c’est comme un mot qui n’est pas termi